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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite

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Il est très ... Exactement

 

 

 

             

Le petit dernier

 

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...

 

 Passion Palombe

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A chacun sa toile

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Urgent!

 Cherche Bénévoles

Pour

  Restaurer Cabane ..

P4065929     

 

Attention ! Passion Palombe...

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C'est ici que ça se passe ............

Au mois d'octobre de chaque Année

 

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Tient ! 

IL y a une Palombière par ici .........?

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privilège

 

 

 
 

 .         

11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 09:59

L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5 h 15, met provisoirement fin aux combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918) (de arma, arme et statio, état d’immobilité), reconnaissant de facto la victoire des Alliés et la défaite de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre, cet armistice étant prévu pour durer 33 jours, puis il a ensuite été renouvelé.
Le cessez-le-feu est effectif à 11 heures, entraînant dans l'ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons, et annonçant la fin d'une guerre qui a fait pour l'ensemble des belligérants plus de 18,6 millions de morts, d'invalides et de mutilés, dont 8 millions de civils.

(suite) Les représentants allemands et alliés se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d'état-major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.
La guerre est terminée officiellement le 28 juin 1919 avec le traité de Versailles.

Merci..& respect............

LA LETTRE D’UN POILU À SA FEMME, QUI VA ÊTRE FUSILLÉ LE 30 MAI 1917

" LA SENTENCE EST TOMBÉE : JE VAIS ÊTRE FUSILLÉ POUR L'EXEMPLE, DEMAIN, AVEC SIX DE MES CAMARADES, POUR REFUS D'OBTEMPÉRER. "

 

Le 30 mai 1917

Léonie chérie,

J'ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu'elle t'arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd'hui témoigner de l'horreur de cette guerre.

Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique. Aujourd'hui, les rives de l'Aisne ressemblent au pays de la mort. La terre est bouleversée, brûlée. Le paysage n'est plus que champ de ruines. Nous sommes dans les tranchées de première ligne. En plus des balles, des bombes, des barbelés, c'est la guerre des mines avec la perspective de sauter à tout moment. Nous sommes sales, nos frusques sont en lambeaux. Nous pataugeons dans la boue, une boue de glaise, épaisse, collante dont il est impossible de se débarrasser. Les tranchées s'écroulent sous les obus et mettent à jour des corps, des ossements et des crânes, l'odeur est pestilentielle.

Tout manque : l'eau, les latrines, la soupe. Nous sommes mal ravitaillés, la galetouse est bien vide ! Un seul repas de nuit et qui arrive froid à cause de la longueur des boyaux à parcourir. Nous n'avons même plus de sèches pour nous réconforter parfois encore un peu de jus et une rasade de casse-pattes pour nous réchauffer.

Nous partons au combat l'épingle à chapeau au fusil. Il est difficile de se mouvoir, coiffés d'un casque en tôle d'acier lourd et incommode mais qui protège des ricochets et encombrés de tout l'attirail contre les gaz asphyxiants. Nous avons participé à des offensives à outrance qui ont toutes échoué sur des montagnes de cadavres. Ces incessants combats nous ont laissé exténués et désespérés. Les malheureux estropiés que le monde va regarder d'un air dédaigneux à leur retour, auront-ils seulement droit à la petite croix de guerre pour les dédommager d'un bras, d'une jambe en moins ? Cette guerre nous apparaît à tous comme une infâme et inutile boucherie.

Le 16 avril, le général Nivelle a lancé une nouvelle attaque au Chemin des Dames. Ce fut un échec, un désastre ! Partout des morts ! Lorsque j'avançais les sentiments n'existaient plus, la peur, l'amour, plus rien n'avait de sens. Il importait juste d'aller de l'avant, de courir, de tirer et partout les soldats tombaient en hurlant de douleur. Les pentes d'accès boisées, étaient rudes .Perdu dans le brouillard, le fusil à l'épaule j'errais, la sueur dégoulinant dans mon dos. Le champ de bataille me donnait la nausée. Un vrai charnier s'étendait à mes pieds. J'ai descendu la butte en enjambant les corps désarticulés, une haine terrible s'emparant de moi.

Cet assaut a semé le trouble chez tous les poilus et forcé notre désillusion. Depuis, on ne supporte plus les sacrifices inutiles, les mensonges de l'état major. Tous les combattants désespèrent de l'existence, beaucoup ont déserté et personne ne veut plus marcher. Des tracts circulent pour nous inciter à déposer les armes. La semaine dernière, le régiment entier n'a pas voulu sortir une nouvelle fois de la tranchée, nous avons refusé de continuer à attaquer mais pas de défendre.

Alors, nos officiers ont été chargés de nous juger. J'ai été condamné à passer en conseil de guerre exceptionnel, sans aucun recours possible. La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l'exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d'obtempérer. En nous exécutant, nos supérieurs ont pour objectif d'aider les combattants à retrouver le goût de l'obéissance, je ne crois pas qu'ils y parviendront.

Comprendras-tu Léonie chérie que je ne suis pas coupable mais victime d'une justice expéditive ? Je vais finir dans la fosse commune des morts honteux, oubliés de l'histoire. Je ne mourrai pas au front mais les yeux bandés, à l'aube, agenouillé devant le peloton d'exécution. Je regrette tant ma Léonie la douleur et la honte que ma triste fin va t'infliger.

C'est si difficile de savoir que je ne te reverrai plus et que ma fille grandira sans moi. Concevoir cette enfant avant mon départ au combat était une si douce et si jolie folie mais aujourd'hui, vous laisser seules toutes les deux me brise le cœur. Je vous demande pardon mes anges de vous abandonner.

Promets-moi mon amour de taire à ma petite Jeanne les circonstances exactes de ma disparition. Dis-lui que son père est tombé en héros sur le champ de bataille, parle-lui de la bravoure et la vaillance des soldats et si un jour, la mémoire des poilus fusillés pour l'exemple est réhabilitée, mais je n'y crois guère, alors seulement, et si tu le juges nécessaire, montre-lui cette lettre.

Ne doutez jamais toutes les deux de mon honneur et de mon courage car la France nous a trahi et la France va nous sacrifier.

Promets-moi aussi ma douce Léonie, lorsque le temps aura lissé ta douleur, de ne pas renoncer à être heureuse, de continuer à sourire à la vie, ma mort sera ainsi moins cruelle. Je vous souhaite à toutes les deux, mes petites femmes, tout le bonheur que vous méritez et que je ne pourrai pas vous donner. Je vous embrasse, le cœur au bord des larmes. Vos merveilleux visages, gravés dans ma mémoire, seront mon dernier réconfort avant la fin.

Eugène, ton mari qui t'aime tant.

 

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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 06:28
La rétro du lundi.............

Du 16 Décembre 2010 à  ce jour vient de s’écouler 9 années de vie commune

En s’inspirant de ces citations :

Dans la vie, il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir.de (Jean Jaurès)

Le pessimiste dit : « je croirai quand je le verrai. »L’optimiste dit : « Je le verrai quand je le croirai. »Le but de la vie, ce n’est pas l’espoir de devenir parfait, c’est la volonté d’être toujours meilleur, en sachant que la connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information. La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi (d’Albert Einstein).

Je dirai que ma volonté de vouloir persévérer dans cette voie qu’est le blog à souvent était encouragée par ces grands hommes et leurs citations la preuve …3285 jours après toujours présent fort de ces 311430 visites sur les 7273 billets publiés au cours de ces 9 années c’est pas si mal que ça pour un vieux retraité novice de l’informatique qui n’avait jamais touché un clavier avant cette aventure….et habitant au vert dans sa campagne Girondine ………….

Des projets pour 2020 oui bien sûr ! Modifier le thème de mon blog avec une nouvelle présentation , évoluer sur un autre style de rédaction par exemple plus que 2 billets hebdomadaire mais différents de style  , j’ai ma petite idée mais en garde encore le secret pour cette fin d’année ……….

Dans l’attente J’aimerai tout d’abord remercier mes assidus lecteurs  pour leur confiance et votre fidélité sans quoi j’aurai abandonné le clavier il y a longtemps. A ce propos afin de mieux être en osmose  il serait être intéressant de connaitre vos souhaits ou critiques sur le contenu et la version des billets par l’intermédiaire du formulaire de ContactJ'ai un mot à dire par exemple et. Qui peuvent se développer ensuite par la boite Mail en version privée

 

N’hésitez-pas cela restera entre nous ….

Pour conclure mon petit discours annuel il me reste à vous souhaiter de passer de très bonnes fêtes de fin d’année en famille ou entre amis (ies) attention restez raisonnable dans les surdosages festifs en pensant qu’il y a toujours un lendemain et que la vie continue jouez plutôt la prudence 

Bien Blogeusement votre

 

 

 

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 06:44

Le Feux de la Saint-Jean :

Un rituel chargé de croyances et de symboles

(D’après « Collection des meilleurs dissertations, notices et traités
particuliers relatifs à l’Histoire de France » (Tome 8), paru en 1826)

Si le feu de la Saint-Jean était au Moyen Age l’occasion de ramasser des os d’animaux afin de les brûler en imaginant se préserver ainsi des dangers de la peste, il semble avoir auparavant existé comme une façon de célébrer le soleil, et notamment le solstice d’été, période généreuse où la terre présente partout des richesses ou des espérances flatteuses

Dans son Rational des offices divins, Durand, évêque de Mende, ne fixe pas la tradition des feux de joie précisément à la veille de la fête de saint Jean, mais environ ce temps-là. De fait, en certain pays comme Rouen, c’est à la fête de saint Pierre, cinq jours après, que l’on fait le feu en question.

Durand vivait à la fin du XIIIe siècle ; mais il n’est pas le premier qui ait parlé de cette matière ; il a pris presque tout ce qu’il en a dit dans un écrivain plus ancien d’un siècle, ou environ : c’est le docteur Jean Beleth. Ce dernier, qui vivait au XIIe siècle, nous dit, dans son Explication des offices divins, chapitre 137, que vers la fête de Saint-Jean on avait coutume de ramasser tous les os des animaux, et de les brûler, pour que la fumée de ce feu pût éloigner les animaux qui auraient pu, dans ces temps de chaleur, infecter par leur sperme, les puits et les autres eaux qui servent à boire, d’où il s’en serait suivi une année de mortalité.

Durand, qui s’étend un peu plus, dit que ce furent les philosophes, qui, pour prévenir les dangers de la peste, et éloigner ces dragons qui couraient dans l’air, ordonnèrent que l’on fît souvent de ces feux d’ossements d’animaux près des puits et des fontaines ; mais il ajoute qu’il n’y avait de son temps que quelques personnes qui observaient cette pratique, qui venait, dit-on, de la gentilité.

 

Ces deux auteurs ajoutent que la coutume était aussi de porter à la Saint-Jean des flambeaux allumés ; ils parlent aussi de l’usage où l’on était de tourner une roue à la même fête de Saint-Jean.

Lorsque l’usage de la poudre fut devenu fort commun, le feu de la Saint-Jean fut changé en feu d’artifice. Ainsi, à Paris, on faisait jadis tous les ans à pareil jour un feu de bois dans la place de Grève, que les magistrats de la ville allumaient en cérémonie, avant de tirer le feu d’artifice. On s’avisa aussi, par la suite, d’y donner un divertissement assez bizarre ; outre le bruit des pièces d’artillerie, boîtes et arquebuses à croc, que l’on déchargeait à la Grève, la coutume s’introduisit d’y brûler des chats tout vivants, dont les cris formaient une musique singulière.

Voici un passage de l’ouvrage de Sauval sur les antiquités de Paris, mentionnant cette singularité : « A Lucas Pommereux, l’un des commissaires des quais de la ville, cent sols parisis, pour avoir fourni durant trois années finies à la Saint-Jean 1573, tous les chats qu’il fallait audit feu, comme de coutume, même pour avoir fourni, il y a un an, où le roi y assista, un renard, pour donner plaisir à Sa Majesté, et pour avoir fourni un grand sac de toile où étaient lesdits chats ». On voit par-là que les personnes de Paris qui chérissaient leurs chats, devaient, aux approches de la Saint-Jean, redoubler leur attention à les tenir bien renfermés, pour empêcher qu’ils n’allassent, malgré elles, chanter leur partie au funèbre concert du feu de la Grève.

Dans le premier volume de son Histoire du ciel, où l’on recherche l’origine de l’idolâtrie et les méprises de la philosophie sur la formation et sur les influences des corps célestes(1739), l’abbé Noël-Antoine Pluche explique que l’astronomie a joui de tout temps, et chez presque tous les peuples, de la prérogative honorable de régler, par l’observation des différents déplacements du soleil dans sa révolution annuelle, la police des travaux de la campagne, des affaires civiles de la société, et les assemblées où l’on rendait en commun un culte public à la Divinité. Les travaux des cultivateurs ne purent se fixer effectivement que par la connaissance du cours de l’astre qui préside aux saisons.

Ses différents aspects offraient des annonces sensibles qui avaient une liaison trop marquée avec le cercle régulier des opérations de la campagne, pour n’être pas consultés comme une règle fixe, comme un calendrier vivant, agissant et très lumineux : ce sont ces raisons qui ont engagé ces laboureurs astronomes à donner des dénominations significatives aux constellations par lesquelles l’astre passait successivement, et qui leur servaient de points de comparaison pour en évaluer les changements ; aussi donnèrent-ils, selon Macrobe, le nom d’écrevisse, animal qui marche à reculons, à la constellation où le soleil parvient au solstice d’été, parce que cet astre, pour lors, imite la marche du cancer, en rétrogradant. Cette dénomination prouve que la plus grande ascension du soleil a toujours été remarquable pour les zones tempérées, qui ont été les premières peuplées, et par conséquent peuplées de laboureurs.

Le cours du soleil réglant celui de l’année par sa révolution, servait aussi à annoncer les fêtes, les jeux et les assemblées publiques, rapporte encore l’abbé Pluche. Cet astre, par sa chaleur bienfaisante, a toujours eu tant de part aux productions de la nature, qui étaient le sujet des communes actions de grâces, qu’il était naturel de consulter sa marche pour en régler les temps et en fixer la célébration ; et quel temps plus favorable que celui du solstice d’été, où la terre présente partout des richesses ou des espérances flatteuses ?

Ajoutez que ce point de la course du soleil est facile à saisir, et ne demande pas des observations délicates. On s’assemblait donc en commun, vers ce temps, pour concerter des arrangements définitifs sur les opérations de la campagne. Pour attirer à ces assemblées civiles une foule de spectateurs, on piquait les peuples par l’attrait des fêtes et des réjouissances. Or, pour distinguer le temps et la circonstance de ces jeux au solstice d’été, on faisait des feux pour représenter les chaleurs brûlantes de cet astre.

C’était, selon Noël-Antoine Pluche, dans la Perse surtout que l’on était attentif à consulter le soleil, pour régler les témoignages publics d’adoration et de reconnaissance que l’on rendait à Dieu ; mais dans la suite Dieu disparut, et le soleil, qui n’était que le symbole de la Divinité, resta pour objet du culte. Quel temps plus propre pour célébrer sa fête, que lorsqu’il paraît avec le plus d’éclat et le plus de majesté ? Et quel moyen plus naturel de célébrer ces fêtes, qu’en faisant des feux, qui sont l’image la plus vive que les hommes aient à leur disposition pour figurer cet astre ?

L’abbé Pluche, en parlant des différentes fêtes qui se célébraient en Égypte, fait mention d’une fête qui avait lieu au solstice d’été, et qui était annoncée au peuple par une Isis, sur la tête de laquelle on voyait une écrevisse ou un cancre marin. Ce symbole indiquait la constellation où le soleil entrait pour lors. Cependant le solstice d’été n’était pas un temps aussi remarquable pour les Égyptiens que pour les peuples des zones tempérées, mais ils avaient emprunté cette coutume et cet usage des peuples de l’Asie, dont ils étaient une colonie. Ces traditions ont passé, comme tant d’autres, d’Asie en Europe, et se sont transmises d’âge en âge.

 

Le changement de religion dans les Gaules, par l’établissement du christianisme, n’a point fait disparaître toutes ces cérémonies, que le paganisme avait défigurées en voulant les embellir. On a conservé à l’exercice des pratiques de la religion chrétienne, ce que les cérémonies païennes avaient de compatible avec la sainteté et la pureté du culte que l’on y rend au vrai Dieu, explique encore l’abbé Pluche. On peut même dire que la religion chrétienne a ennobli et rectifié toutes ces pratiques, dont le paganisme avait altéré et corrompu la première origine, ou plutôt dont le paganisme n’était que la corruption.

Voilà donc l’origine la plus naturelle que l’on puisse assigner à l’usage constant des feux de la Saint-Jean et de la Saint-Pierre. Comme les fêtes de ces grands saints se trouvent au solstice d’été, on transporta à leur honneur, suivant les différents endroits, les feux que le paganisme avait consacrés à ses divinités profanes. Après cela, les cérémonies et les pratiques ont pu varier selon les différents génies des peuples.

Signalons une particularité assez remarquable du feu de la Saint-Jean, et des feux de joie en général : l’usage où l’on était de sauter par-dessus le foyer ardent, lorsque la flamme amortie permettait de le franchir sans danger. Nous ajouterons ici quelques observations sur l’origine de cet usage, dont la racine se découvre dans les pratiques les plus anciennes.

 

On lit dans l’Écriture que le fils d’Achaz — Achaz fut un roi de Juda, au VIIIe siècle avant J.-C. — fut consacré en passant par le feu. Consecravit transiens per ignem. Cette action ne doit pas s’entendre d’un sacrifice proprement dit, mais d’un effet naturel de l’opinion où étaient les gentils, qu’ils purifiaient et sanctifiaient leurs enfants en les faisant passer au milieu des flammes.

C’est à cette opinion que se rapportent les vers d’Ovide :

Moxque per ardentes stipulae crepitantis acervos,
Trajicias celeri strenua membra pede

Les feux dont il s’agit ici étaient appelés palilia chez les Latins. C’était, selon Varron, dans les campagnes que se faisaient les palilia publics ou particuliers. Le bûcher était composé de chaume et de foin ; et les paysans, après y avoir mis le feu, sautaient par dessus, croyant par-là se purger de leurs fautes. Cet usage est rappelé, avec les mêmes circonstances et le même esprit, dans L’Arcadie du poète italien Jacques Sannazar (1502) : « Après avoir allumé de grands feux, nous nous mîmes en devoir de sauter tous légèrement, et l’un après l’autre, par-dessus, pour expier nos péchés . »

L’érudit italien Octavio Ferrari (1607-1682) en fait aussi mention dans ses Traités. On voit encore, par un passage du théologien et historiographe Théodoret de Cyr (393-457), que cette superstition régnait dans toute sa force au milieu du Ve siècle. Alors les hommes et les enfants prenaient également part à ce dévot divertissement, et les mères chargées de leurs nourrissons, qui ne pouvaient ni sauter ni marcher, faisaient le tour du feu, persuadées qu’elles expiaient les fautes passées, et détournaient en même temps les malheurs futurs. On remarque enfin, parmi les usages que le moine Cyrus, futur patriarche de Constantinople (705-712), signala comme superstitieux, au concile in Trullo (691-692), celui de sauter par-dessus les feux allumés au mois de juin, la veille de la Saint-Jean-Baptiste.

Les palilia subsistèrent long-temps en Italie sous le nom de falo avec cette différence, qu’ils n’avaient plus pour objet qu’un simple divertissement. Les enfants sautaient par-dessus le feu, mais sans attribuer à cette action la vertu qu’on y supposait chez les anciens, et bien moins pour se purifier que pour s’amuser et manifester leur joie. C’est ainsi que le même usage s’observait en France dans plusieurs provinces. Les jeunes gens, qui ne pensaient alors qu’à se réjouir, étaient loin de s’imaginer, sans doute, que ce genre de divertissement pouvait remonter, par une longue chaîne de traditions analogues, jusqu’au règne du vieux Saturne ; et en effet, un des plus anciens oracles rendus au nom de cette divinité, ordonnait de faire passer les enfants par le feu.

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 10:02

Allô ! "quelle heure est-il ?" ;

14 février 1933 : " premier service d’horloge parlante par téléphone"

(D'Après « Le Petit Parisien » du 15 février 1933)

 

« Homme du jour » ou « homme de l’heure » ?... s’interroge Léon Groc dans le numéro du 15 février 1933 du Petit Parisien, au lendemain de l’inauguration à Paris du premier service d’horloge parlante accessible par téléphone, inventée par Ernest Esclangon, astronome et mathématicien

Cliché ci-contre; (Ernest Esclangon et son horloge parlante de l’Observatoire de Paris) En savoir plus

L’un et l’autre, peut-on dire, en songeant que, depuis hier, grâce au professeur Esclangon, une horloge parlante nous annonce l’heure par téléphone, poursuit Léon Groc... Cette merveilleuse machine, explique-t-il, qui est placée dans la « salle des pendules » de l’Observatoire de Paris, nous associe en quelque sorte, nous, profanes, à la vie supérieure et aux travaux mystérieux des astronomes. Elle est ainsi, en même temps qu’un précieux instrument, le symbole de cette fraternité intellectuelle, qui est l’honneur de notre temps.

Nul, sans doute, ne se représente plus les astronomes sous l’apparence de mages à la longue barbe annelée et à haut bonnet pointu. Mais leur science est demeure si purement ésotérique, si peu accessible, qu’on se les imagine volontiers indifférents et dédaigneux, tenant pour négligeable, du haut de leurs coupes élevées, l’humanité rampante, et ses désirs, et ses besoins, et ses misères.

Le geste du professeur Esclangon, directeur de l’Observatoire de Paris, ruine définitivement cette légende, écrit Léon Groc. Et pourtant, nul astronome n’est plus intégralement astronome que celui-là. Lorsqu’il sortit de Normale, en 1898, ce fut pour entrer immédiatement comme « aide astronome » à l’observatoire de Bordeaux. Il y devint bientôt astronome titulaire et professeur à la Faculté. Il avait assurément la vocation. Elle était assez rare déjà. Elle l’est plus encore aujourd’hui. Connaît-on beaucoup de jeunes de vingt-deux ans, en notre ère d’utilitarisme, qui, sollicités de choisir une carrière, choisiraient celle-là et diraient : « Je veux être astronome » ?...

Sans doute, le jeune Esclangon, passionné de mathématique, enviait-il la gloire de Le Verrier, qui découvrit Neptune « par le calcul », comme d’autres voudraient s’identifier à un grand navigateur, à un général illustre, à un orateur acclamé, à un immortel écrivain, à un puissant impérator.

L’austère poésie de la mécanique céleste le possédait. Il était en proie à cette ardeur secrète et brûlante qui inspire les disciples d’Uranie. Il était le descendant spirituel de ces pâtres de Chaldée, patients observateurs des astres, et de ces savants chinois qui, deux mille ans avant l’ère chrétienne, calculaient déjà la date des éclipses. Mails il fut mieux armé que ces ancêtres. Les progrès de l’optique, la photographie, le cinéma vinrent étayer ses travaux, tandis qu’il se livrait aux ivresses du calcul intégral. il publia ainsi ses ouvrages sur les comètes, les éclipses, les longitudes, les lueurs crépusculaires, les altérations de la lumière réfléchie, les anomalies de la pesanteur...

La guerre, cependant, avait interrompu son labeur. Le professeur Esclangon abandonna pour un temps coupoles et télescopes, et il mit sa science au service du pays. Il fut l’homme du « repérage par le son » Il fut le maître en l’art de déterminer rigoureusement, en étudiant le trajet des ondes sonores, les tracés des deux arcs d’hyperboles, à l’intersection desquels se trouve exactement tel canon invisible et meurtrier. Combien de vies françaises ne sauva-t-il pas ?...

La paix revenue le voit à Strasbourg, où il consacre dix années de sa vie à faire de l’Observatoire un établissement modèle. Et puis c’est à Paris, dont il dirige l’Observatoire depuis juillet 1929, en même temps qu’il fait ses cours en Sorbonne et qu’il assiste, avec une irréprochable assiduité, aux séances de l’Académie des sciences, qui l’a élu le 27 novembre 1929, et qu’il consacre une part de sa féconde activité au bureau des longitudes, au bureau international de l’heure, à tout ce qui touche aux études astronomiques.

Et c’est au milieu de cette existence laborieuse, parmi ces travaux si absorbant et parfois si ardus, que le professeur Esclangon, qui voisine avec Jupiter et Saturne, flirte avec la Grande Ourse, converse avec Sirius, a trouvé encore de le temps de penser aux simples hommes de la Terre et de leur dire, à chaque seconde « quelle heure il est »...

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 09:29

Voyez-vous l’idée de vouloir transporter le public en commun dans les grandes villes n’est pas une nouveauté ! ! ! «  La maire de Paris n’a rien inventé …..

Cela date du 7 février 1662 :qu’une  ordonnance royale à établi les carrosses publics

(D’après « Paris : ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde moitié du XIXe siècle » (Tome 1), paru en 1869)

 

 

L’idée de mettre à la disposition du public des voitures qui, faisant le transport en commun et suivant des itinéraires déterminés, pouvaient offrir le double avantage de la rapidité et du bon marché, n’est pas nouvelle, et fut appliquée à Paris dans la seconde moitié du dix-septième siècle. Le célèbre Blaise Pascal, l’auteur des Provinciales, inventa les carrosses à cinq sols qui furent solennellement inaugurés le 18 mars 1662.

L’établissement des carrosses,
Tirés par des chevaux non rosses,
(Mais qui pourront à l’avenir
Par le travail le devenir)
A commencé d’aujourd’hui même.
...
Le dix-huit de mars notre veine
D’écrire ceci prit la peine.

C’est Loret qui le dit dans sa Muse historique, et on peut le croire. La Bibliothèque de l’Arsenal possède une lettre de Gilberte Pascal avec post-scriptum de son frère, qui relate le même fait. Les routes furent fixées de par le roy ; les cochers étaient vêtus aux couleurs de la ville de Paris, et les voitures étaient distinguées par un plus ou moins grand nombre de fleurs de lis, comme plus tard elles furent distinguées par des numéros.

Il y eut trois lignes parcourues chacune par sept carrosses. La première, commençant à la porte Saint-Antoine, aboutissait au Luxembourg ; la seconde partait de la place Royale et s’arrêtait rue Saint-Honoré, auprès de Saint-Roch ; la troisième allait du Luxembourg à la pointe Saint-Eustache.

Le privilège de ces voitures avait été accordé par Louis XIV aux marquis de Sourches et de Crénan et au duc de Roannes qui, par alliance, tenait à la maison de Lorraine ; il est dit dans l’ordonnance, qui porte la date du 7 février 1662, qu’il leur est donné « faculté et permission d’établir en nos dites ville et faubourgs de Paris, et autres de notre obéissance, tel nombre de carrosses qu’il jugeront à propos, et aux lieux qu’il trouveront le plus commode, qui partiront à heures réglées pour aller continuellement d’un quartier à un autre, où chacun de ceux qui se trouveront aux dites heures ne payera que sa place, par un prix modique, comme il est dit ci-dessus. »

Les premiers carrosses ne pouvaient contenir que six personnes ; c’était trop peu ; on ne tarda pas à s’en apercevoir, et l’on y ajouta deux places de plus. L’usage de ces voitures était presque exclusivement réservé à la bourgeoisie ; quelques gens de noblesse s’y montrèrent parfois, mais le cas parut assez rare pour que les gazettes du temps crussent ne pas devoir le passer sous silence ; quant au peuple, ainsi que l’on disait alors, il en était sévèrement exclu. Ces carrosses durèrent une quinzaine d’années et disparurent sans laisser de trace.

Il fallut attendre bien des années avant de les retrouver, et ce n’est pas à Paris qu’ils se montrent, c’est à Nantes, en 1826. Ils y obtinrent un succès qui engagea l’entrepreneur, Baudry, à demander de les établir à Paris. Mais il fut éconduit par Delavau, alors préfet de police, qui vit peut-être un danger politique dans la circulation de voitures destinées à toutes les classes de la société. Baudry s’en fut à Bordeaux installer un service inauguré le 25 octobre 1827. Sur ces entrefaites, Debelleyme, qui avait remplacé Delavau, autorisa le 30 janvier 1828 Baudry, Boitard et Saint-Céran, à mettre enfin leur projet à exécution. L’entreprise générale des omnibus fut fondée.

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 10:53

Non Pas tout à fait ..

En théorie c'est la journée pour les vieux ,

Alors j'ai bossé  ! 

C'est un couple de paysans qui débarquent à Paris pour le salon de l'agriculture. La femme veut en profiter pour faire ses emplettes chez Tati. 
Là, elle essaye un très joli short comme on n'en trouve pas ailleurs, mais hélas impossible de rentrer dedans. Elle essaie un chouette bermuda élastique, mais malgré tous ses efforts... ce n'est pas sa taille.
Le mari, qui a toujours un mot gentil pour sa pépète :
- Tu trouveras rien... t'as le cul large comme une batteuse !
Après une journée bien remplie, ils se retrouvent à l'hôtel. Comme il a une petite envie le bonhomme commence à tripoter sa germaine, qui se retourne en disant:
- Tu ne penses pas que j'vais mettre la batteuse en route pour un si petit épi ?

Voici quelques-uns des membres de l’Assemblée nationale du Sénat ou du gouvernement français de la précédente législature............

-M.HOLLANDE
-M.LEGROS
-M.BRANLAY
-M.CAREL
-Mme TAUBIRA
-M.SAUTER
-M.PAPU
-M.GENET
-Mme MADY
-M.AYRAULT

 

Il faut maintenant lire 

cette liste de bas en haut 

 

 

Bonne journée....

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 09:21

Un des événements du 1ier avril 1921 ayant marqué l’histoire.

 Âgée de 24 ans Adrienne Bolland est la première aviatrice à survoler
la Cordillère des Andes

(Extrait des « Annales politiques et littéraires », paru en 1921)

Adrienne Bolland. Timbre émis le 24 octobre 2005 dans la série Poste aérienne. Dessin de Christophe Drochon

Quelques semaines après l’exploit d’Adrienne Bolland, première aviatrice à traverser la Cordillère des Andes en avion — un Caudron G-3 construit en bois et toile —, l’héroïne de l’air fait l’objet d’un élogieux article rédigé par Louise Faure-Favier — auteur de nombreux articles de presse, de feuilletons et de romans — et publié au sein des Annales politiques et littéraires. 

 

Elle a votre âge, mesdemoiselles, écrit Louise Faure-Favier ; c’est une jeune fille comme vous, une Parisienne élégante et toute menue, qui vient de franchir ce grand mur de montagnes qui s’appelle la Cordillère des Andes, où tant d’aviateurs ont déjà trouvé la mort. De la République Argentine agricole et pastorale au Chili industriel, elle a survolé les hauts sommets, et partie de Mandoza, elle est venue se poser « comme une fleur » — c’est l’expression des aviateurs pour qualifier les bons atterrissages — sur l’aérodrome militaire de Santiago. Tel est l’exploit de cette petite Française de vingt-quatre ans.

N’est-ce pas que vous avez envie, maintenant, de la mieux connaître ? poursuit la journaliste. J’ai moi-même fait la connaissance d’Adrienne Bolland, l’automne dernier, au meeting de Buc. Elle m’emmena dans les airs sur son G-3. J’étais sa première passagère, et nous reçûmes les félicitations du ministre. Mlle Bolland les méritait, car elle est un excellent pilote, un véritable acrobate de l’air. Tandis que nous nous promenions par-dessus Versailles et la vallée de Chevreuse, elle riait, lâchait les commandes, me proposait loopings et glissades ; mais, lorsque vint l’instant de l’atterrissage, elle parut soudain sérieuse, le regard durci et toute sa volonté tendue. Je compris alors que ma pilote était un bon pilote.

Ce jour-là, Mlle Bolland, dans sa combinaison, ressemblait à un petit mécano imberbe. Seuls, ses pieds et ses mains menus révélaient la femme. Je la revis le surlendemain. Elle portait une jolie cape de Parisienne et un chapeau de dentelles. Je ne la reconnus pas.

Le ministre lui-même, qui était alors M. Flandin, éprouva la même méprise lorsqu’elle l’alla voir, quelque temps après, pour lui demander de l’accréditer officiellement auprès de la République Argentine. Car Mlle Bolland. avant que d’accomplir son raid, est allée représenter l’aviation française en Amérique du Sud. Depuis le 15 décembre, elle fait à Buenos-Aires des exhibitions d’appareils français, organise des meetings, emmène des passagers. Elle a même emmené une passagère, la belle Mlle Mercédès de Narvaja, qu’elle a promenée sur la vallée du Tigre.

Excellente représentante ! Mlle Bolland a pris à cœur sa mission patriotique. Elle m’écrivait, le moi dernier : « Chaque fois que je m’élève pour une exhibition, je tremble un peu, car il y a là non seulement de bons Argentins pour me regarder voler, mais il y a encore des Anglais, des Espagnols, des gens de tous les pays du monde. Et il y a aussi des Boches, des Boches qui me font beaucoup de politesses, mais qui, je le sens bien, sont jaloux de mon succès et guettent un instant de faiblesse, une erreur, une faute. Alors, vous comprenez !... »

Adrienne Bolland a tout de suite, en effet, retrouvé auprès des Argentins son succès parisien. Son talent de pilote a été apprécié dès le premier jour, tandis que sa grâce de femme lui attirait déjà toutes les sympathies.

A tant de mérites, Adrienne Bolland joint une parfaite éducation. Elle est la fille de l’écrivain sportif Henri Bolland. A vingt ans, cette jeune fille, qui est bien de son époque, à la fois pratique et aventureuse, dut songer au moyen de gagner sa vie. Quel métier choisir, où il n’y eût pas déjà de l’encombrement ? Pilote d’avion ? Pourquoi pas ? Là, du moins, elle ne rencontrerait pas de rivalités féminines ! Elle se présenta donc à la maison Caudron, avec ce mélange d’audace et de timidité qui la caractérise ; six mois après, elle obtenait son brevet de pilote et, en février de l’an dernier, elle traversait la Manche toute seule, sur son G-3, par un vilain temps de brume. Elle montra, comme pour son raid argentin, une ténacité extraordinaire.

Dès qu’il s’agit d’aviation, Adrienne Bolland témoigne d’une volonté d’acier, et ses nerfs sont forts aussi comme ceux d’un homme. Pour le reste, elle est très femme, très douce, coquette, sentimentale et semble un petit être très faible. Un mot la dépeint tout entière sous son double aspect. Le Chili, me disait-elle, est un pays où il y a peu de terrains d’atterrissage, mais, au contraire, beaucoup de grands champs broussailleux pleins de serpents. Or cela m’est égal de me « bigorner » et de mourir ; mais je ne voudrais pas être piquée par les serpents. J’ai tellement peur des serpents !

 

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 08:08

Le 11 Novembre, jour de commémoration de l’armistice de 1918, est progressivement devenu un outil pour la Mémoire .Depuis une vingtaine d’années, il donne lieu régulièrement à l’évocation d’un épisode particulier de la Grande Guerre, éventuellement associée, en fonction des anniversaires, à une thématique plus large : en 1984, le début de la guerre et la victoire de la Marne ; en 1986, Verdun ; en 1989, la Grande Guerre et la mémoire de la Révolution française ; en 1992, les troupes coloniales dans la Première Guerre mondiale ; en 1998, la contribution des Alliés à la Première Guerre mondiale ; en 2003, le 85e anniversaire de l'Armistice de 1918 et le 80e anniversaire du premier allumage de la Flamme du souvenir par André Maginot. Cette cérémonie garde aujourd’hui tout son sens car elle est l’occasion de rendre hommage aux combattants pour que ne sombrent pas dans l’oubli les sacrifices et les souffrances de toute une génération.

Que célèbre-t-on chaque 11 novembre ?

On célèbre l'armistice signé le 11 novembre 1918. Il marque la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et la capitulation de l'Allemagne. Afin de commémorer l'événement le jour est férié. Petite révision d'Histoire.

Mais que savons-nous de l'armistice ?       Le train de l'Armistice, le 11 nov.1918. © collection SHD

L’armistice, c’est-à-dire l’arrêt des combats militaires, a été signé le 11 novembre 1918 

à 5h15 dans un wagon dans la clairière de Rethondes (près de Compiègne au Nord de Paris) par les représentants de l’armée française (le Maréchal Foch) et de l’armée allemande. Appelée aussi souvent "la Guerre de 14" ou "la Grande Guerre", la première guerre mondiale a déchiré l’Europe et le monde entre 1914 et 1918, faisant plus de dix millions de morts.

Pourquoi le 11 novembre est-il un jour férié ?

Le 11 novembre est un jour férié en France, c'est le jour du Souvenir inscrit dans  la loi du 24 octobre 1922.
En France, le 11 novembre est une journée en mémoire de la fin de la Première guerre mondiale, en 1918. Cette année-là, en effet, le 11 novembre à 5h15, la fin des combats a été décrétée par la signature d'un armistice, une convention qui met fin aux hostilités. C'est la victoire des Alliées (France, Russie, Royaume-Uni, États-Unis) et la capitulation de l'Allemagne. Cette journée rend honneur au sacrifice du peuple français et aux nombreuses personnes tuées au combat.


Que se passe-t-il ce jour là ?

Si le jour est chômé pour les Français, il n'en est pas de même pour les services de l'Etat. Ce jour-là, des cérémonies commémoratives sont organisées. Les fanfares défilent dans les rues et les citoyens se retrouvent pour une cérémonie autour des monuments aux morts de chaque ville.

Défilé du 11 Novembre 1944 sur les Champs-Elysées. Le général de Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République française  et Winston Churchill, Premier ministre britannique, suivis du cortège des officiels. © Ecpad

A Paris, le rituel classique observé par le Président de la République française qui porte en cette journée le Bleuet de France à la boutonnière. Il dépose une gerbe tricolore devant la statue de Georges Clemenceau, symbole de la victoire de la Grande Guerre, puis de remonter les Champs-Élysées escorté par les cavaliers de la Garde républicaine, passer les troupes en revue sur la place Charles-de-Gaulle, puis se recueillir sur la tombe du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe. Depuis la mort du dernier poilu français Lazare Ponticelli en 2008 et du dernier vétéran de la Grande guerre Claude Choules le 5 mai 2011, Le Président de la République honore également le 11 novembre 2012 la mémoire de tous les soldats décédés en opération

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 07:01
La rétro du lundi...............

8 mai 1898.

"Un âne blanc nommé Nul se présente à la députation à Paris..."

Promené dans tout Paris sur une carriole par le journaliste satirique et anarchiste Zo d'Axa, l'âne finit embarqué par les flics.

 

Le dimanche 8 mai 1898, jour des élections législatives, de nombreux Parisiens ont la surprise de croiser un âne blanc monté sur une carriole en se rendant dans les bureaux de vote. Au véhicule triomphal est attelée une bande d'olibrius appelant les électeurs à donner leur suffrage à Nul, l'âne blanc ! Voilà une excellente idée ! Tous ceux qui ne veulent pas donner leur voix à un candidat - et Dieu sait s'ils sont nombreux ! - ont, enfin, la possibilité d'exprimer un vote blanc ou Nul. Au choix.

Cette idée complètement loufoque, voire surréaliste, est née dans la fertile imagination du journaliste satirique anarchiste Zo d'Axa. Derrière ce pseudonyme se cache le descendant du célèbre navigateur La Pérouse. Il publie une maigre feuille intitulée... La Feuille. Zo, ou plutôt Alphonse Galaup de La Pérouse, écrit : "Chers électeurs, finissons-en. Votez pour eux. L'âne Nul, dont les ruades sont plus françaises que les braiments patriotards." Ce provocateur veut ainsi réconcilier les abstentionnistes avec les urnes. Enfin, l'occasion de "voter blanc, de voter Nul, tout en se faisant entendre".

"Lentement, l'âne parcourait les rues"

Zo écrit : "Nous sommes allés, dans sa retraite, trouver un maître auquel personne n'avait songé, un modeste dont personne pourtant ne niera la signification précise. Aujourd'hui, l'honneur m'échoit de présenter ce maître au peuple. On l'appelle maître Aliboron. Ceci soit pris en bonne part. L'âne pour lequel je sollicite le suffrage de mes concitoyens est un compère des plus charmants, un âne loyal et bien ferré. Poil soyeux et fin jarret, belle voix."

À 10 heures du matin, le jour du scrutin, voilà donc Zo et Nul, accompagnés par une poignée de supporteurs, dévalent les pentes de Montmartre. Zo à pied, l'âne blanc Nul juché sur "un char de triomphe et traîné par des électeurs". Imaginons la stupeur des Parisiens qui croisent ce curieux équipage électoral. Dans sa revue, le journaliste anar fait un compte rendu détaillé et lyrique de cette traversée de Paris.

"Lentement, l'âne parcourait les rues. Sur son passage, les murailles se couvraient d'affiches que placardaient des membres de son comité, tandis que d'autres distribuaient ses proclamations à la foule : Réfléchissez, chers citoyens. Vous savez que vos élus vous trompent, vous ont trompés, vous tromperont - et pourtant vous allez voter... Votez donc pour moi ! Nommez l'Âne !... On n'est pas plus bête que vous. Cette franchise, un peu brutale, n'était pas du goût de tout le monde".

Joyeux chahut

Effectivement, la plupart des passants ne goûtent pas le canular. Ils crient : "On nous insulte !", "On ridiculise le suffrage universel", "Sale Juif !" Mais d'autres se tordent de rire et acclament Aliboron (nom de l'âne de Buridan). Des femmes lui jettent des fleurs, des hommes agitent leur chapeau. Le cortège poursuit son chemin vers le Quartier latin. Il arrive, enfin, devant le Sénat, longe le jardin du Luxembourg. La foule s'amasse autour du candidat pour l'acclamer dans un joyeux chahut. À la terrasse des cafés, les étudiants applaudissent à tout rompre. On s'arrache les tracts distribués par les militants. Des jeunes gens se bousculent pour pousser le char.

Vers 15 heures, la police décide d'intervenir. En bas du boulevard Saint-Michel, les sergents de ville font barrage. Leur chef somme Zo et sa troupe de conduire Nul au plus proche commissariat. Mais on n'arrête pas la révolution en marche. Le cortège, poussé par une foule en délire, brise le barrage et traverse la Seine. Il s'arrête devant le Palais de justice d'où, note Zo d'Axa, "les députés, les chéquards, tous les grands voleurs sortent libres". Rien n'a changé... C'est le moment choisi par les agents pour passer à l'attaque. Ils s'emparent des brancards, enfilent le licol et se mettent à remorquer le char. Le comité de soutien les laisse faire.

"Tel un vulgaire politicien, l'animal avait mal tourné. La police le remorquait, l'Autorité guidait sa route... Dès cet instant, Nul n'était qu'un candidat officiel ! Ses amis ne le connaissaient plus. La porte de la Préfecture ouvrait ses larges battants - et l'âne entra comme chez lui", conclut le journaliste. Ainsi s'achève la campagne électorale de l'âne blanc Nul.

C'est également arrivé un 8 mai

 

1988 - Réélection de François Mitterrand à la présidence de la République face à Jacques Chirac (54 %-46 %).

1945 -Fête de la victoire de 1945

 

Rappel ;  La capitulation allemande

 

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/sites/default/files/styles/large/public/8maicapitulation.jpg

 

 

Signature de l'acte de capitulation des armées allemandes, à Reims, le 7 mai 1945. Les signataires en sont : le général Bedell Smith pour le commandement
suprême allié, le général Sousloparov pour l'Union soviétique, le général Sevez pour la France et le général Jodl pour l'Allemagne – Cap-Viollet

 

 

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/sites/default/files/styles/large/public/8_f._sevez.png

 

 

La signature du général Sevez, chef d'état major du général de Gaulle, sur l'acte de capitulation allemande, le 7 mai 1945, à Reims.
Source : U.S. federal government. Photo libre de droit

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 10:30
La rétro du lundi............

Notre vocabulaire est un lourd héritage des civilisations passées. D'origine latine, le français a également emprunté des mots à de nombreux autres pays, à l’instar de la civilisation amérindienne. Aujourd’hui je vous propose de découvrir ces mots du quotidien hérités de cette fascinante culture.

De nombreux mots français ont été ajoutés au lexique suite à la découverte du Nouveau Monde à la fin du XVe siècle. L’Ancien Monde a dû trouver des mots pour désigner les plantes, animaux et objets nouvellement découverts. Suite au traité de Tordesillas en 1494 qui a divisé le territoire américain, les empires coloniaux portugais et espagnol ont transcrit les dénominations amérindiennes dans leur langue d’origine. Cependant, via les colonies françaises d’Amérique, certains mots sont arrivés dans le vocabulaire français sans modification, à l’instar du mot suivant.

Aujourd’hui découvrons l’origine du mot :      "patate"

En français, « patate » a d’abord désigné la patate douce, terme emprunté à l’espagnol patata. Ce mot espagnol est un mélange entre papa qui désignait la pomme de terre en quechua et batata, nom de la patate douce en taïno, langue arawakienne qui était parlée par les Taïnos, un peuple des Caraïbes. En 1529, le mot « patate » apparait pour la première fois en France sous la forme savante, dans Navigation & découvrement de l’Inde supérieure & îles de Malucque où naissent les clous de girofle d’Antoine Pigafetta dans lequel il relate le grand voyage de Magellan. En 1732, dans la réédition duDictionnaire universel françois & latin d’Antoine Furetière, on trouve le mot « patate » qui désigne le topinambour mais aussi un autre tubercule, bien différencié par l’auteur : la pomme de terre.

Pomme de terre ou patate – Quelle est la différence?

Vous croyez peut-être que la plus grande différence réside dans le choix de termes, c’est-à-dire correct ou familier, mais il y a bien plus! Savez-vous qu’en fait, il y a plus de 4 000 variétés de pommes de terre sur la planète? Les pommes de terre se présentent en une vaste gamme de couleurs et de tailles, et doivent être sélectionnées selon le met que vous voulez préparer. Comment alors choisissez-vous la pomme de terre appropriée? Ce qui est le plus important est de connaître la quantité d’amidon dans la pomme de terre, étant donné que ce facteur détermine si le tubercule convient à la cuisson au four ou à l’eau, ou à la réduction en purée.

Les pommes de terre à forte teneur en amidon

Les pommes de terre à forte teneur en amidon, telles que la Russet, ont une texture légèrement farineuse. Elles sont idéales pour être cuites au four, réduites en purée ou frites.

Les pommes de terre à teneur moyenne en amidon

Les pommes de terre à teneur moyenne en amidon, telles que la Blanche ou la Violette, sont plus humides que les pommes de terre à teneur élevée en amidon et se défont moins facilement. Elles sont donc parfaites pour être rôties ou cuisinées en gratin.

Une teneur en amidon moyenne à faible

La Rouge ou la Yukon Gold font partie de cette catégorie. Ces pommes de terre peuvent être cuites à la vapeur ou à l’eau.

Les pommes de terre à faible teneur

Les pommes de terre à faible teneur en amidon ou à chair ferme comme la Fingerling ne se défont pas et sont idéales en salade.

Le conseil "Peu importe ce que vous avez l’intention de préparer, sélectionnez des pommes de terre qui sont fermes et sèches, sans taches, parties verdâtres, ni « yeux » germés. Si vous voulez servir la traditionnelle pomme de terre non pelée cuite au four, assurez-vous d’obtenir des tubercules de taille et de forme semblables de façon à ce que le temps de cuisson soit le même pour tous."

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 07:35
La "rétro du lundi "

Consommation dans une  vie:

 

CE Qu'un homme mange et boit

(D'après «Musée des enfants», paru en 1901)

 

Au Inaugurations du XXe siècle, et Médecins savants, grands amoureux de statistique, ne négligent Aucune occasion de tout Ramener Dans l'existence, à Quelques Chiffres, et Exposent régulierement revues DANS LES et journaux, les resultats de leur Recherches: Ainsi du calcul de la consommation alimentaire d'un homme Le Temps de Sa vie.

Maladie, mortalité, are criminalité, tour à tour, en this siècle Début de XXe, l'Objet de communications Qui ne Sont Pas précisement nos pensées Faites Verser égayer: Mais la statistique N'est pas toujours aussi lugubre, et l'ONU de disciples SES, EUT, savoir Faisant CE Nous Qu'un homme mange et boit pendant sa vie, juin Ingénieuse et amusante idée.

 

Pain consommé par un homme pendant sa vie

Pain consommé par un homme pendant sa vie

Un chroniqueur s'en fait l'écho en 1901, avertissant les Lecteurs Qu'il ne s'inquiétera ici ni des malades Qu'un régime Plus ou moins sévère lieu en dehors des conditions normales d'alimentation, ni des théoriciens, ni des Avares, Qui pratiquent A system trop spécial, ni des Pauvres hères Qui, n'ayant pas à serrer les cordons de their bourse, en soi à are Réduits serrer le ventre. Il prévient en outré, non sans humour, Que la statistique ici presentee laisse also de côté les vieillards Qui n'ont ainsi de bosses et les enfants qui se font les their sur biberon un.

Nous Allons Prendre des gens bien portants Ayant bon pied, bon oeil et bon estomac, Pouvant se offrir rôti non succulent, du bon vin et non fin cigare, Explique-t-il encore en Préambule. fixerons Nous, Comme moyenne de l'existence des heureux Que Nous classons Dans this catégorie, l'âge de 70 ans: les Recherches d'Everett - le statisticien anglais Dont il relaie l'étude - lui Ont permis de fixateur this chiffre Comme terme Moyen de la vie des convives de notre banquet Qui, Nous l'Avons dit, were l'objet d'Une sélection.

Commençons notre travail récapitulatif par la base de De toute alimentation, c'est-à-dire par le pain. Chaqué homme, dit Everett, en consomme, en moyenne, environ juin livre anglaise et Demie, Soit 680 grammes environ; Mais le Français mange, plus de douleur Que l'insulaire et Nous pourrons traduire en livres this chiffre françaises verser Nos compatriotes, et Estimer notre ration à 750 grammes. Tenons-nous-en, cependant, ne pas verser Être Taxe d'exagération, aux Chiffres Fournis par notre statisticien et Nous trouverons Que DANS SON existence l'homme mange non la douleur de plus de 15 000 kg de Qui tiendrait à Peine Dans un hangar de 450 métres cubes.

Voulez-vous, Maintenant, savoir Ce que representent les côtelettes, biftecks ​​et Rôtis Que vous vous ingérez? Ne pas de effrayez vous, de grâce, à la vue du troupeau dévoré! Il s'agit, en effet, de 20 bœufs, et VOICI d'après quel calcul Everett le Prouvé: homme non bien portant mange environ 1 livre de viande par jour; ou, Un pas de bœuf fournit nec plus de 500 livres de viande, Soit Un peu plus de de la Moitié de fils weight totale. Une série de petites multiplications, Que Nous Laissons au lecteur le soin de faire, lui montrera Qu'en 70 Années, les 20 Bœufs Lui auront Rendu D'UTILES services, Mais auront TOUT SES needs Juste Ë Suffi. Si supposions NOUS non bœuf géant, Aurions NOUS non mesurant des animaux, plus de 5 mètres de haut et ne pesant pas Moins de 18 000 kilogrammes.

Les Anglais are gros mangeurs de jambon: also Everett may-il avancer très Sérieusement Que Si un homme devait, à sa naissance, la fourniture de de du commandant des tranches de jambon, il lui en Faudrait commandant, en les mettant bout à bout, de quoi couvrir six Kilomètres.

Fr, notre poisson homme consommera envi 5 000 kg, et tante en oeufs à la coque, omelette Qu'en, absorbera 10 000 oeufs.

Nous VOICI à l'ONU Arrivés des aliments Qui occupent juin Grande Place Dans notre nourriture: la pomme de terre. S'il vous plaît de vous Rendre Compte de la dimension de la pomme de terre unique, Qu'il vous Faudra manger, comparée à Votre individu, et si vous la supposez coupée en branches hachis, versez ne Perdre Aucune place, vous ne la logerez pas Dans Deux compartiments d'ONU wagon de chemin de fer!

Un seau de 45000 litres...

Un seau de 45000 litres...

C'est à peine, Vraiment, oserions NOUS SI, après bureaux Renseignements, VOUS OFFRIR ONU bifteck aux pommes, Nous craindrions de vous en Avoir à jamais dégoûté ... Voulez-vous, Maintenant, Que Nous figurions les fruits Que Nous Croquons sous formes various, au naturel, en confitures, en compotes, etc.? ... Pour abréger, Nous les réunirons d'Abord sous l'espèce d'Une jolie Pomme qui mesurera, plus de 5 mètres de circonférence et à l'ombre de Laquelle vous lirez commodément Votre journal d'Puis juin d'orange et d'Une poire mesurant Chacune non mètre de circonférence et d'pruneau juin Que Sandow, le roi des hercules - Eugen Sandow, pseudonyme de Friedrich Wilhelm Mueller (1867-1925), culturiste Allemand Qui se produisait A travers le Monde des expositions de la DANS ET des films Au débuts du XXe siècle -, aurait peine à porter à bras tendus.

Ne Quittons pas les végétaux sans ajouter CE Précieux renseignement Que la carotte, la grande carotte Qui includes Toutes les petites Que vous absorbez, is DEUX FOIS haute Comme un âne de belle taille; et this Autre constatation Que vous ÊTES sentenced à manger non demi-million de petits pois, les feuilles de qu'avec laitue Que vous assaisonnez Dans Votre existence, sur recouvrirait le plancher de 12 grandes pièces, qu'avec les choux, choux-fleurs , haricots et Autres légumes Que vous admettrez sur Votre table, vous remplirez juin Vingtaine de Voitures de maraîcher.

Vous DEMANDEZ grâce! Ce Ne pas fini cependant, et je vous prie de jeter l'ONU Regard sur les statues CES de sel, enchérit notre chroniqueur. Il ne s'agit pas de vous rappeler le sort jeté sur les habitants de la cité antique, et Que la colère divine Transforma en sel versez les punir de their ... Non curiosité, cher lecteur, CES statues à côté de souscripteurs ton portrait , representent le volume de sel de la DonT cuisinière les mets relèvera Qu'elle te préparer.

Voulons-nous non point de comparaison Autre Pour notre statistique? Le conseille aux voyageurs Partant pour le Klondik, d'emporter Une année de Vivre avec Eux, et sur Estime à 150 livres de sucre et 25 livres de sel la consommation annuelle. En recherchant d'après la CES Données, consommation totale, on arrive au joli chiffre de 9 000 livres de sucre et 1 500 livres de sel. Deux lignes pour Vous signaleur Que VOUS Consommez 1 000 kilogrammes de beurre et 300 livres de fromage et Nous vous promettons de ne plus vous entretenir de Mangeaille .

Cette énumération par Mais copieuse D'aliments DoIt vous et vous suivrez Avoir altéré Nous Volontiers au bord du grand seau Que vous Voyez ci-contre: grimpez avec précaution sur l'échelle et ne Tombez pas redingote Dans cette vaste beneficiary Où nous Avons mis Tout Ce . Que vous boirez votre pendentif EDDV suivrons Nous guide notre, Everett, Dans de la statistique, en respectant les Quantités Qu'il fixe: il y peut Avoir des dissemblances Au point de vue de la nature des Liquides; estimons Nous toutefois Qu'en Tant capacité Que Nous pouvons Nous en rapporter à lui.

 

Il faut compter qu’un homme boit quotidiennement une demi-pinte de thé ou de café le matin ; une demi-pinte de bière, vin ou eau à midi, une autre pinte à son repas du soir, enfin une pinte de liquide quelconque dans sa journée, soit trois pintes par jour et 1 100 pintes par an. La pinte représentant plus d’un demi-litre, il s’agit donc d’une consommation annuelle de 550 litres et au bout de 70 années qui nous procurent plus de 45 000 litres environ de breuvage englouti. Je vous le répète, ne vous penchez pas trop au bord du seau, vous pourriez vous noyer !

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 07:53
La rétro du "Lundi"............

Le compte à rebours est commencé…………….

La rétro du "Lundi"............

Téléphone fixe : c'est bientôt la fin

 

Dans au moins cinq ans, chaque téléphone fixe devra être relié à une box ADSL

Les vieux téléphones ne seront plus que des objets de déco vintage

Définition :
La téléphonie fixe, ou téléphonie résidentielle, correspond aux systèmes téléphoniques dont la ligne terminale d'abonné est située à un emplacement fixe. C'est l'une des deux catégories de la téléphonie, l'autre catégorie étant la téléphonie mobile
Historique :
Crée en 1876, La téléphonie filaire traditionnelle utilise plusieurs techniques, la première est la modulation à basses fréquences (fréquences vocales) d'un courant porteur sur une ligne bifilaire. La deuxième, l'alimentation par une batterie centrale et la troisième est celle des lignes commutées.
Les téléphones, pour pouvoir transmettre les voix des utilisateurs, utilisent une alimentation de 48 volts venant du commutateur téléphonique et pouvant fournir un courant continu d'une vingtaine de milliampères, par l'intermédiaire d'une ligne composée de deux fils de cuivres, commutables avec d'autres lignes par l'intermédiaire d'un commutateur électromécanique ou électronique.

"Le bonheur, c'est simple comme un coup de fil". Au milieu des années 80, c'est avec ce slogan que France Télécom incitait la France à téléphoner. Rien de plus facile en effet, il suffisait de s'être abonné et d'avoir branché son téléphone sur sa prise murale. Enfantin et populaire.

Dans quelques années, avant de pouvoir nager dans le bonheur en passant un coup de fil, il faudra au préalable avoir investi dans une box ADSL, du type de celle qu'on utilise pour se connecter à internet ou pour regarder la télévision.

À l'instar de cette dernière, qui a définitivement enterré l'analogique au profit de la TNT, le téléphone s'apprête à clore sa révolution numérique. Orange, ex-France Télécom, prépare en effet la mort du téléphone filaire lambda.

Encore 13 millions de Français l'utilisent

L'Arcep, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a précisé, dans un communiqué, qu'elle ne s'opposera pas à la décision d'Orange.

12,9 millions de personnes utilisent encore le réseau téléphonique commuté (RTC), celui de l'appareil à combiné et écouteur, celui du minitel, celui d'avant le web. Celui qui se suffit à lui-même et ne nécessite aucun appareil intermédiaire pour fonctionner.

Encore 13 millions de Français l'utilisent

L'Arcep, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a précisé, dans un communiqué, qu'elle ne s'opposera pas à la décision d'Orange.

12,9 millions de personnes utilisent encore le réseau téléphonique commuté (RTC), celui de l'appareil à combiné et écouteur, celui du minitel, celui d'avant le web. Celui qui se suffit à lui-même et ne nécessite aucun appareil intermédiaire pour fonctionner.

On rassure tous les utilisateurs de cet ancien réseau. Pas besoin de changer les prises téléphoniques de votre logement, ni les lignes en cuivre. Ce qu'Orange va modifier ne se verra pas.

Mais les enjeux sont colossaux pour l'opérateur historique. Concrètement, il s'agit pour lui d'économiser l'entretien de commutateurs désormais désuets car produits essentiellement dans les années 80. De plus, cette technologie d'un autre âge mobilise des agents qui font valoir leur droit à la retraite et il serait absurde de former leurs remplaçants.

Le calendrier proposé par Orange

Légalement, l'Arcep a imposé à Orange d'annoncer au moins cinq ans à l'avance l'arrêt du RTC "sur une quelconque partie du territoire". Or, "à ce stade, aucune date précise n'a été communiquée par Orange", mais la planification devrait intervenir très prochainement.

Et en cas de coupure de courant ?

Ainsi, d'ici 2021 au plus tôt dans certaines régions, pour pouvoir continuer à téléphoner sur un poste fixe, celui-ci devra donc être branché à une box, elle-même reliée à la prise murale... et à une prise de courant.

LeFigaro.fr soulève ainsi la question des communications en cas de coupure d'électricité après l'abandon du RTC. Si vous vous retrouvez dans un ascenseur en panne, comment passerez-vous votre appel d'urgence ? Et quid de certaines alarmes, des réseaux de télésurveillance ou des terminaux de paiement des commerçants ?

Et au fin fond des campagnes, mieux vaudra posséder un téléphone portable (à condition de capter un signal !) pour appeler les secours en cas de panne de courant. Après tout, 71,8 millions de cartes SIM sont en circulation en France...

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 07:38
La rétro du lundi...................

Au travers de l’histoire ……..

 

Le 24 janvier 1916 : le service militaire devint obligatoire… en Angleterre

 

La Chambre des Lords a adopté le bill en première lecture.

 

C’est un entrefilet en page 3 du Journal daté du 26 janvier 1916 qui l’annonce : « La conscription adoptée par l’Angleterre. Londres 24 janvier. La Chambre des communes a adopté en troisième lecture le bill (loi, NDLR) sur le service militaire par 383 voix contre 36. La Chambre des Lords a adopté le bill en première lecture. » Le vote de la loi a donné d’ardents débats entre les Whigs et les Tories et au sein même de leur parti. Y compris après le vote. C’est ainsi que le Labour Party (Tories) lors de sa conférence de Bristol du 26 janvier, deux jours après le vote de la conscription, a poursuivi la discussion, allant jusqu’à voter une motion en faveur de la poursuite de la guerre par 1,5 million de voix contre 600.000. Un beau revirement quand on sait que, quelques jours auparavant, ils s’étaient prononcés contre cette conscription.

Cette nouvelle loi permet de stopper l’hémorragie dans les rangs de Sa Gracieuse Majesté. En effet, depuis le début de la guerre en août 1914, les Anglais ne recrutent que sur la base du volontariat, conformément à leur vocation d’armée de métier. Grâce à cet élan patriotique, un corps expéditionnaire britannique, composé de six divisions d’infanterie et une division de cavalerie, soit environ 70.000 hommes, a pu rejoindre la ligne de front française dès le début du conflit. Ce volontariat fait monter les effectifs militaires à 1,3 million d’hommes en 1915. Mais les lourdes pertes que l’armée britannique subit refroidissent l’ardeur des jeunes Anglais à s’engager dans l’army. Pour regonfler les effectifs et soutenir l’effort de guerre sur le Vieux Continent et outre-mer, il faut mobiliser dans tous les sens du terme. D’où cette loi.

À titre de comparaison, en France, la loi sur le service militaire de 1913, qui est l’un des enjeux des élections législatives d’avril-mai 1914, porte le service national de deux ans à trois ans, justement parce que les autorités sentent la guerre venir et qu’il faut l’anticiper. En Allemagne, la conscription est également en vigueur et la durée du service militaire varie en fonction de l’unité de rattachement : les appelés des troupes à pied restaient deux ans sous les drapeaux, ceux des troupes montées (cavalerie, artillerie à cheval) trois ans. Une durée réduite à un an s’ils se déclarent volontaires et fournissent leur équipement.

Grâce à ce « bill » qui prend effet le 4 mai suivant, les effectifs britanniques retrouvent et dépassent en octobre 1916 leur niveau antérieur : 1,5 million d’hommes. L’armée anglaise est ainsi en mesure d’aligner 48 divisions en France, ainsi qu’une armée de 150.000 en Égypte pour combattre l’Empire ottoman. L’apport des Britanniques ainsi que celui des troupes en provenance du Commonwealth seront décisifs pour contenir l’ennemi allemand sur le front de l’Est. À la fin du conflit, les soldats anglais (au sens global du terme) auront payé, eux aussi, un lourd tribut : près de 900.000 morts et plus de 1,6 million de blessés.

 

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 07:11

L’un des plus beaux cadeaux de Dame Nature à notre naissance est notre goût, qui nous permet notamment, plusieurs fois par jour, de nous régaler à table. Mais le goût, comme l’oreille, s’éduque. Cela permet de multiplier le plaisir. Il est donc important de comprendre comment fonctionne le goût. Mieux le connaître pour mieux l’utiliser.

Histoire de goût...............

Le nez sent les arômes

Lorsque nous sentons dans notre nourriture des arômes comme la vanille, le café, la fraise, la menthe, le chocolat, le poulet rôti, nous avons l’impression qu’il s’agit d’un goût, que ça se passe dans la bouche, mais c’est le nez qui travaille.

90 % du goût, et donc du plaisir de la table, dépendent du nez.

L’arôme est en fait une odeur qui passe de la bouche vers le nez par la cavité nasale qui se trouve au fond de la bouche.

C’est pourquoi, lorsqu’on a le nez bouché, les molécules odorantes ne peuvent remonter et l’on a l’impression que notre nourriture n’a plus de goût.

Par contre, on peut sentir si notre nourriture est salée, sucrée, acide ou amère. En effet, ces sensations ne sont pas des goûts, ce sont des saveurs, et celles-ci sont perçues par les papilles gustatives qui se trouvent dans notre bouche, en particulier sur notre langue.

La bouche sent les saveurs, les textures, les températures

Nos papilles gustatives, dans notre bouche, sentent les saveurs, à ne pas confondre avec les arômes.

Les saveurs sont au nombre de quatre : sucré, salé, acide, amer.

Mais depuis quelques années, les spécialistes affirment qu’il existe une cinquième saveur : la saveur « umami ».

Umami veut dire « délicieux » en japonais. Cette saveur a été reconnue comme la cinquième saveur lors d’un congrès international, à Hawaï, en 1985. Le terme a été proposé par le chimiste Kikunae Ikeda en 1908.

On peut la décrire comme un goût plaisant de bouillon ou de viande avec une sensation durable, appétissante et recouvrant toute la langue.

C’est une saveur très utilisée dans les biscuits d’apéritif, ces chips aux goûts nouveaux qui sont irrésistibles, dont vous ne pouvez vous empêcher de manger tout le paquet si vous avez goûté au premier.

La bouche est aussi capable de ressentir des textures, et bien sûr les températures.

Chaque aliment est composé d’arômes, mais aussi d’une ou plusieurs saveurs (sucré, salé, acide, amer et umami), d’une texture, d’une température.

Ainsi, dans votre bouche, vous sentez si l’aliment est fondant, craquant, croustillant, pétillant, farineux, astringent (resserre les pores de la bouche), chaud ou froid.

À noter enfin que les oreilles participent également à notre plaisir de la table.

Le fait d’entendre le son que font les aliments dans notre bouche, sous la langue, sous les dents, est très important pour suivre précisément ce qui s’y passe.

Ce sont ces combinaisons infinies qui rendent les plaisirs de la table si riches et divers.

La salive est indispensable

La salive est indispensable au fonctionnement des papilles gustatives.

Si vous vous épongez la salive avec un papier absorbant et que vous posez ensuite sur votre langue un aliment, vous ne pourrez savoir s’il est sucré ou salé, acide, amer ou umami.

En effet, la salive dissout les molécules porteuses de goût pour qu’elles puissent pénétrer dans les pores des bourgeons gustatifs. Sans salive, ces molécules ne peuvent se lier aux récepteurs et vous ne sentez rien.

La température module les saveurs

Les saveurs sucré, salé et amer varient selon la température de l’aliment.

C’est pourquoi un Coca-Cola qui paraît sucré comme il faut lorsqu’il est bien frais devient complètement écœurant quand il est tiède.

Le point maximum est de 35-37°C pour le sucré. Au-delà, et en dessous, la sensation de sucré diminue.

Pour le salé, le point maximum est atteint à 20°C. Pour l’amer, à 10-15°C.

La saveur acide, elle, ne varie pas avec la température.

Variation de saveurs

Tout le monde ne ressent pas les saveurs de la même façon.

Les petits enfants ont beaucoup plus de papilles gustatives que les adultes et les personnes âgées.

C’est pourquoi ils sont beaucoup plus sensibles aux goûts forts : ils ne peuvent supporter l’amertume du café noir, de la bière, du vin, des endives, des asperges, les choux de Bruxelles, les blettes, et encore moins ressentir du plaisir en les mangeant.

Il existe aussi des variations génétiques entre les individus et les populations.

Concernant le sucre par exemple, certaines personnes ressentent le goût sucré 10 fois plus que d’autres. Elles seront vite écœurées après deux cuillerées d’une mousse au chocolat, d’un dessert au caramel, qu’une autre personne pourra engloutir en entier avec délice !

Les fumeurs, et ceux qui ont fumé, ressentent moins l’amertume que les autres. Selon une étude menée par Nelly Jacob, de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris [1], ils n’ont pas la même sensation lorsqu’ils boivent du café, par exemple.

Les goûts fluctuent avec les hormones

Il est fréquent qu’une femme voie ses goûts évoluer, parfois de façon spectaculaire, pendant son premier trimestre de grossesse.

La vue des légumes peut lui devenir insupportable. Elle peut avoir au contraire une envie irrésistible de chocolat.

Plus inquiétant est le pica, un trouble de la femme enceinte qui a soudain envie de manger des choses non comestibles. Au hit-parade des « gourmandises » : la terre ou l’argile (on parle alors de géophagie), la glace, le givre, la neige (pagophagie), mais aussi la craie, le riz cru, ou la farine crue !

Illusions gustatives

Notre goût et notre odorat sont plus faciles à tromper que nos autres sens.

L’apparence, la couleur d’un aliment, sont déterminants dans la manière dont son goût est ressenti.

Les grands cuisiniers, les pâtissiers et les vendeurs de nourriture ont donc raison de faire attention à la présentation de leurs produits.

Un bonbon à la fraise jaune sera facilement jugé comme ayant un mauvais goût de fraise.

Un foie gras d’une couleur bizarre sera facilement considéré comme mauvais. Vous pouvez aussi facilement servir du mauvais vin dans une bouteille portant l’étiquette d’un grand cru.

Le goût est utile

Le goût nous sert à sélectionner les aliments dont nous avons besoin. Nous aimons le goût du sucre et des acides aminés parce qu’ils sont riches en énergie, et favorables à la survie dans un environnement de pénurie.

Notre envie de sel augmente lorsque nous avons beaucoup transpiré et que nous avons perdu des minéraux.

À l’inverse, détecter l’amertume nous permet d’éviter de nombreux poisons végétaux, comme les alcaloïdes toxiques.

Le goût de la strychnine ou de l’aconitine sont même capables de nous empêcher d’avaler et de provoquer un réflexe de vomissement s’ils atteignent l’estomac. Cela s’explique par le fait que nous avons également des papilles gustatives dans la gorge et l’estomac.

Enfin, notre sensibilité à l’acidité nous permet de mesurer la maturité des fruits : trop acides, ils ne sont pas mûrs et donc dangereux car susceptibles d’endommager les tissus digestifs et les dents. De même, l’acidité des aliments périmés qui auront fermenté ou pourri est pour nous un signal d’avertissement.

En revanche, nous avons une forte capacité d’accoutumance, qui nous permet d’avaler avec plaisir des aliments naturellement repoussants.

Plats excessivement épicés, pimentés, alcool fort, fromages proches de la décomposition… Ces aliments jouent un important rôle social. Ils permettent aux personnes qui les consomment de se reconnaître mutuellement comme faisant partie d’une même communauté.

Voilà, le but de ce billet est de vous aider à profiter encore mieux de votre goût. J’espère que cela vous aidera dans le futur à  mieux apprécier les plaisirs de la table
 

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