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Le Blog De Papy-Bougnat

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  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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C'est ici que ça se passe ............

Au mois d'octobre de chaque Année

 

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IL y a une Palombière par ici .........?

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privilège

 

 

 
 

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 10:37

En principe le 1ier Mai est le véritable retour des beaux jours ! ( ce qui n'est pas le cas pour nous cette année)

Si la coutume de se fleurir de muguet le 1er mai s’enracine en 1907 en région parisienne et symbolise le retour véritable des beaux jours, elle puiserait son origine sous Charles IX, qui en 1561 offrit cette fleur comme porte-bonheur, ce mois étant par ailleurs longtemps associé à la très symbolique plantation d’un mai, mais également à la crainte d’entreprendre quoi que ce soit

 

Il en est du mois de mai comme des femmes, écrit Ernest Laut du Petit Journal illustré, dans le numéro du 1er mai 1921, avant d’ajouter qu’on en dit beaucoup de bien et beaucoup de mal. Les poètes l’ont célébré comme le mois des roses et de l’amour, l’époque du réveil de la nature et de sa fécondation. Mais, d’autre part, on l’a regardé souvent comme un mois dangereux et décevant.

 

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Selon notre chroniqueur, les Anciens avaient, de ce fait, voué au mois de mai une véritable rancune. Ils l’appelaient un mois néfaste et recommandaient de ne rien entreprendre durant cette époque de l’année. Ils refusaient même de se marier en mai, et Horace a consacré cette superstition dans ses vers : « Les flammes de l’hymen qui s’allumeront pendant le mois de mai, a-t-il dit, se changeront bientôt en torches funèbres. » Ce préjugé n’avait pas encore complètement disparu au début du XXe siècle, les statistiques de l’état civil montrant que les mariages étaient infiniment plus nombreux en avril et en juin qu’en mai.

Ce mois, pourtant, ne porte plus le poids de tant de haines injustifiées. Et, de toutes les traditions qui le concernent, une seule a réellement survécu, c’est celle qui en fait la saison des métamorphoses, l’époque bénie du renouveau. En maintes régions, on célébrait avec le premier jour de mai, le véritable retour du printemps.

En Alsace, notamment, on allumait de grands feux de joie la nuit du 30 avril au 1er mai, et l’on donnait la représentation de la lutte entre deux personnages figurant l’Hiver et l’Eté. L’Hiver, tout naturellement, succombait ; et on l’enterrait comme on enterre quelquefois Carnaval, tandis que l’Eté, couronné de roses, était porté en triomphe.

En Lorraine, c’était un jour de joie populaire consacré surtout à fêter la jeunesse et la grâce. On chantait des trimazos, sorte de poèmes de circonstance tour à tour pieux ou badins. Ces trimazos devaient leur nom à ce fait qu’ils étaient chantés par trois jeunes filles vêtues de robes blanches, qui allaient de maison en maison chanter et danser pour célébrer la fête du printemps. On leur donnait, en retour, des œufs ou de l’argent. Certains de ces trimazos ont une bien jolie saveur naïve et poétique ; mais ils sont sortis de la mémoire du peuple : on ne les trouve plus que dans les livres.

Mais le premier jour du cinquième mois de l’année ramenait jadis dans nos campagnes une coutume que l’on pratiquait à peu près dans toutes les régions : il s’agit de la plantation du mai. Le mai consistait en un petit arbre sans racine que l’on plantait d’ordinaire le premier jour de ce mois, soit devant la porte, soit sur le toit de la maison habitée par une personne à laquelle on voulait faire honneur. Les amoureux timides trouvaient là l’occasion d’exprimer leurs sentiments à celles qu’ils aimaient.

Et il advint que ces arbustes, suivant qu’ils étaient de telle ou telle essence, prirent un sens symbolique déterminé. Chacun d’eux avait sa signification : le bouleau voulait dire vertu ; le saule, coquetterie ; le sureau, mépris ; le genêt, bêtise ; la fougère, fierté ; l’aulne, abandon ; le coudrier, amour passionné. Ainsi, les jeunes gens faisaient aux filles du village aveux ou reproches ; et, devant les maisons, des rondes s’organisaient, dont chacun reprenait le refrain :

Plantons le mai
Le mai du joli mois de mai.
Et puis chantons quand on plante,
Et puis plantons quand on chante,
Le mai, le mai
Qui nous rend le cœur gai

Le mai avait un double caractère : c’était ou un hommage aux personnes de qualité, tel le mai que les clercs de la basoche allaient planter dans la cour du Palais de Justice à Paris, en l’honneur des magistrats du Parlement, ou bien une galanterie des amoureux, à l’objet de leur tendresse. De cette dernière coutume, on avait, au XIVe siècle, formé le joli verbe « émayoier », donner le mai, que l’on trouve dans une poésie de Froissart :

Pour ce vous veux, madame, émayoier,
Au lieu d’un may, d’un joli cœur que j’ai.

Les corporations du Moyen Age fêtaient aussi le 1er mai. Celle des orfèvres de Paris, notamment, faisait, ce jour-là, un présent à l’église de Notre-Dame. Ce présent fut d’abord un arbre planté devant le portail de la cathédrale ; puis ce fut une œuvre d’art. A la fin du XVIIe siècle, c’était un tableau de sainteté qu’on appelait le « tableau de mai ». Ce tableau, dont le sujet était tiré des Actes des Apôtres, restait exposé devant le portail de l’église les premiers jours du mois, et, pendant le reste de mai, il était suspendu dans la chapelle de la Vierge.

C’était aussi le 1er mai que, jadis, les grandes eaux jouaient à Saint-Cloud. Les bons bourgeois parisiens ne manquaient jamais de se rendre à cette fête de banlieue, au moyen d’un bateau qui s’appelait la Galiote, et que des chevaux, attelés à de longues cordes, hâlaient à la façon des bélandres de nos canaux. C’était, depuis les Tuileries jusqu’à Saint-Cloud, un interminable voyage qui durait plusieurs heures.

Mai, aux temps antiques, était l’époque où la navigation, interrompue pendant l’hiver, reprenait. Les galères quittaient en grand nombre les ports de la Méditerranée, se dirigeant vers l’Egypte et les côtes d’Afrique pour échanger les parfums et les tissus de l’Orient contre les vins et les métaux de la Gaule et de l’Italie.

Mai aurait aussi sa place dans une histoire des assemblées législatives. C’est en mai, en effet, que les Carolingiens tenaient leurs assemblées politiques. Les Francs avaient coutume de réunir tous les ans, d’abord en mars, leurs guerriers, dans un lieu consacré qu’on appelait le « Champ de Mars ». Sous Charlemagne, la date de l’assemblée fut reculée jusqu’en mai. Ces réunions disparurent après la ruine de l’empire carolingien : les « champs de mai » furent remplacés par les États Généraux.

 

Ce mois inspira un certain nombre de proverbes à la sagesse des nations. La plupart concernent l’agriculture. Ils nous indiquent, en général, que la pluie en mai n’est pas souhaitable. Ils nous mettent en garde contre le retour possible d’un peu de froid :

Saint Mamert, saint Servais, saint Pancrace,
Ce sont toujours des vrais saints de glace.

Et ils nous conseillent de ne pas nous alarmer si nous sommes parfois un peu fiévreux pendant ce mois :

Qui a la fièvre au mois de mai,
Le reste de l’an vit sain et gai.

Croyez-vous à l’astrologie ? Elle nous apprend que les femmes nées en mai sont généralement jolies, gracieuses et sensibles, de caractère droit et courageuses dans les épreuves de la vie. Quant aux hommes, ils sont gais, aimables, ingénieux, loyaux. Le destin leur est souvent favorable.

La coutume d’offrir du muguet le 1er mai comme porte-bonheur nous vient du roi Charles IX. En effet, le 1er mai 1560, le chevalier Louis de Girard de Maisonforte, seigneur de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme), revenant d’une mission en Italie, avait cueilli un bouquet de muguet dans son jardin et l’offrit, pour lui porter chance, au futur Charles IX — frère du roi François II alors régnant — qui, allant sur ses 10 ans et étant d’une santé faible, visitait alors le Dauphiné avec sa mère Catherine de Médicis.

François II mourant le 5 décembre 1560, Charles devint roi de France, et le 1er mai 1561, quelques jours avant son couronnement qui eut lieu le 5 mai, il décida, sensible qu’il avait été à l’attention du chevalier, d’offrir à son tour du muguet autour de lui : cette année-là, toutes les dames de la cour arborèrent alors leur royal brin de muguet, et c’est ainsi que la tradition naquit.

Elle ne dura cependant guère, et il fallut attendre 1900 pour la voir ressurgir. La scène se passe dans les bois de Chaville, en région parisienne, où les plus grands couturiers organisent une fête. Ils souhaitent célébrer les femmes en invitant aux réjouissances non seulement les clientes mais aussi les petites mains. Personne n’est oublié ni favorisé et chacune reçoit son bouquet de muguet. Cet événement serait à l’origine de la renaissance de la coutume d’offrir un brin de muguet le 1er mai.

Quoi qu’il en soit, Ernest Laut, qui écrit en 1921, nous explique qu’en région parisienne, ce jour est celui de la fête du muguet. Dès les derniers jours d’avril, les bois qui forment à Paris une ceinture de verdure sont envahis par la foule de gagne-petit qui vont à la recherche de la jolie fleur aux clochettes d’argent. On trouve le muguet un peu partout dans la forêt, aux environs de Paris, mais on le trouve d’autant plus abondant qu’on s’éloigne de la capitale.

Dans les bois de l’Isle-Adam, de Chantilly, aux environs d’Ermenonville, particulièrement, les chercheurs de muguet font de bonnes moissons. Mais le pays du muguet, c’est la forêt de Rambouillet, dans toutes ses parties, et plus particulièrement du côté des Yvelines. Quelques années avant la guerre, la ville de Rambouillet n’avait-elle pas institué une fête du muguet qui, chaque 1er mai, était un hommage renouvelé à la fleurette parfumée dont l’éclosion marque le retour des beaux jours ?

Quelle Parisienne oublierait de mettre ce jour-là un brin de muguet à son corsage ? Quel Parisien négligerait de glisser à sa boutonnière un petit bouquet de la fleur aimée ? Paris qui, à en croire une statistique du temps, achète alors pour plus de cinquante millions de fleurs, Paris a une tendresse particulière pour le muguet.

20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 10:12

Pourquoi le printemps tombe le 20 mars cette année ?

Le printemps est une nouvelle fois arrivé un 20 mars cette année. Une date qui ne doit rien au hasard...

L'hiver aura duré un jour de moins... Car si la date du 21 mars est gravée dans notre imaginaire comme celle du retour des hirondelles, ce renouveau tant attendu tombe depuis dix ans le 20 mars. Et cela durera ainsi jusqu'en 2102 ! . La date du printemps correspond à celle de l'équinoxe du printemps, c'est-à-dire une durée égale entre le jour et la nuit. C'est aussi le moment où le jour va commencer à durer plus longtemps dans l'hémisphère nord que dans l'hémisphère sud. Si le ballet céleste qui fait se mouvoir notre système solaire était réglé de manière théorique, la date du printemps serait inchangée. Or, ce n'est pas le cas. Et pour cause, l'axe de rotation de la Terre a tendance à s'incliner et l'image que nous avons de la danse du Soleil autour de notre planète n'est pas régulière. A cette donnée astronomique, il faut ajouter quelques caprices de notre calendrier grégorien. Pour que la date du printemps tombe toujours le même jour, il faudrait qu'il soit parfaitement identique à ce temps astronomique. Or ce dernier prévoit, selon les années, 365 ou 366 jours. L'équinoxe du printemps peut donc tomber le 19, le 20, ou le 21 mars. De quoi chambouler nos habitudes. Durant le 20e siècle, c'est en effet la date du 21 mars qui a fait la course en tête, et ce, depuis 1950. A l'inverse, le 21e siècle, lui, sera largement favorable au 20 mars... On n'y prévoit qu'un seul 19 mars, en 2044 ! Et le prochain 21 mars marquant le retour des beaux jours ne reviendra qu'en 2102.

Les printemps d’autrefois

 

Enfin le printemps ! Le printemps, qui veut dire le « premier temps », signifiait pour nos premiers paroissiens l’arrivée des volées de corneilles et d’oiseaux migrateurs ainsi que la fin d’un hivernement de trois ou quatre mois.

Avec l’élévation des températures et la fonte des neiges, les glaces du Richelieu allaient bientôt se disloquer et ce serait la débâcle. C’était à qui serait le dernier à traverser la rivière en carriole avant que le passage ne devienne trop dangereux. Le seigneur de Rouville se plaignit notamment en 1830 que le curé de Beloeil, Jean-Baptiste Bélanger, risquait sa vie inutilement en passant sur le Richelieu pour aller dire la messe dans la chapelle de Saint-Hilaire.

Il y avait encore de la neige que les cultivateurs étendaient du fumier dans les champs pour les fertiliser. À la fonte des neiges, le fumier se décomposerait pour se mêler à la terre.

Lorsque la surface du sol était sèche, c’était la corvée de l’épierrage, surtout autour du mont Saint-Hilaire où les nombreuses pierres, autrefois, avaient rendu très difficile la construction du chemin de la Montagne. On bâtissait des clôtures de pierres ; on s’en servait pour séparer les terres. Toute la famille se rendait dans les champs avec la brouette pour ramasser les pierres. On disait «les pierres poussent en hiver»…

Labour de printemps (Horatio Walker, Labour aux premières lueurs du jour, huile sur toile, 1900)

Lorsque le sol était sec arrivaient les labours de printemps qui aéreraient la terre et incorporeraient le fumier. Suivrait peut-être une petite corvée d’épierrage, avant que l’on ne passe la herse, qui détruirait les mottes de terre et égaliserait le sol.

Les semailles venaient ensuite. Mais quand allait-on semer ? Cela dépendait des années et de l’habileté des cultivateurs à prédire la fin des gels tardifs. On pouvait toujours vérifier si les glaces du Cheval blanc, sur la montagne, avaient fondu ; c’était mieux que rien. Au moment de se lancer dans ses semailles, le paysan faisait le signe de la croix, empoignait son grain dans son sac et semait à la volée à tous les deux pas.

Lorsque juin approchait, le grand-père et les petits passaient plusieurs journées à réparer les clôtures et à nettoyer les fossés. C’était une corvée désagréable mais nécessaire : il fallait empêcher les animaux d’aller saccager ses champs ou pire, ceux des voisins. Des clôtures bien relevées étaient signe d’un cultivateur soigneux, comme d’ailleurs le fait de bien nettoyer les fossés de tous les branchages accumulés durant l’hiver. Les récoltes pourraient être compromises en cas de très forte pluie sinon il serait bientôt temps de sortir les animaux de la grange, en autant que les nuits soient assez chaudes et l’herbe assez haute pour nourrir les bêtes. Elles étaient souvent amaigries, et les réserves de foin ou d’avoine étaient épuisées. On commencerait bientôt à tondre les six ou sept moutons nécessaires à la famille pour fabriquer ses vêtements de laine.voilà à quoi ressemblais les printemps d'autrefois ! plus rien de comparable de nos jours avec cette époque ou les saisons avaient une vraie signification ............

 

8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 12:07

 

Si cela vous tente…………

 

En ce 2 ième dimanche de janvier j’aimerai en profiter puisque c'est  la période de vœux pour mettre l’accent sur le savoir vivre en toute courtoisie ce qui à mon avis s’avère de plus en plus  nécessaire de le rappeler , car nous sommes malheureusement confrontés au quotidien à une débauche de sans gênes humaine….

Autrefois, la noblesse du cœur se traduisait par un comportement empreint de générosité et de délicatesse vis-à-vis de ses pareils. Un individu, pour être honnête aux yeux de ses semblables, devait être porteur du talent social de la civilité. Aujourd'hui, dans nos cités, sur nos routes, dans les entreprises, dans les écoles ou dans les rues, ce noble sentiment est presque perçu pour un anachronisme improductif, inutile et parfaitement déplacé.

La courtoisie, puisque c'est d'elle qu'il est question, était parvenue à s'émanciper des effets de cour, des aménités de classes et des courbettes de componction pour s'étendre à toute la population d'une société où chacun avait sa part de considération et voyait en l'autre son compatriote. Je vous parle d'un temps où l'individu ne se déterminait pas par une appartenance religieuse, un train de vie, une tribu vestimentaire, un groupe ethnique ou un clan idéologique.

Contrairement à l'interprétation abusive des admirateurs du mari de la chanteuse, courtoisie n'a pas pour étymologie la juxtaposition de deux termes : « court et toise». Bien trop de gens extrapolent et font, de cette merveilleuse qualité, l'affreuse capacité de considérer son semblable à l'aune d'une taille de référence : l'un de ces innombrables marqueurs sociaux qui désormais nous distinguent, nous séparent en segments socio-professionnels, nous classent, nous compartimentent, nous catégorisent selon nos parcours scolaires, spirituels, culturels et surtout financiers.

Cette approximation lexicale justifierait le mépris dont usent à loisir ceux qui se sont élevés dans notre société par la seule vertu de l'argent et qui toisent avec condescendance ceux qui n'ont pas le même train de vie. Elle peut tout autant expliquer les regards de haine que portent aux mécréants, ceux qu'une foi quelconque fait planer au-dessus des pauvres miséreux qui se refusent à croire en la transcendance.

La courtoisie est cette politesse raffinée qui, spontanément, fait de l'autre l'égal de sa propre personne, sans la moindre considération vaseuse, pompeuse et fallacieuse. Nul besoin de connaître son prochain pour lui offrir cette reconnaissance qui ne tient compte ni de la fortune ni de la réputation ni de l'origine pas plus que des croyances. Nul besoin de juger, jauger, évaluer au préalable ! La courtoisie ne se mesure pas !

N’oubliez pas…La courtoisie ne coûte rien et achète tout

 En toute courtoisie je vous souhaite un " Bon dimanche "

 

23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 07:53

 

Le saviez-vous ?

Autrefois .création bandeaux

 

Le Premier billet de banque moderne naît en Nouvelle-France

 

(D’après « Lisez-moi historique », paru en 1936)

 

Sait-on que le billet de banque, dans sa forme moderne, a pris naissance en 1684 sur les bords du Saint-Laurent, en Nouvelle-France, alors possession coloniale française depuis 1534 ? C’est une curieuse histoire et qui vaut d’être contée avec quelques détails

En 1684, l’argent monnayé manquait au Canada pour payer les troupes du roi (400 hommes) lorsque, dans cette pénurie de numéraire, Jacques de Meulles, intendant de la Nouvelle-France (1682-1686), s’avisa de signer des « bons » écrits sur des cartes à jouer, et de les mettre en circulation forcée, ce qui, du reste, fut bien accueilli de la population — elle ne montait alors qu’à dix mille âmes — et ensuite approuvé par Louis XIV qui se porta garant de l’émission.

De Meulles créait ainsi le billet de banques, ni plus ni moins — comme M. Jourdain faisait de la prose, sans le savoir —, lui donnant pour base sa signature personnelle bientôt couverte par la parole du roi. Rien de pareil n’existait alors en Europe, en Asie ou en Amérique. Ce n’était plus la lettre de change ou de crédit — cette géniale invention des Lombards du XIIIesiècle — ni une traite quelconque, mais le vrai billet de banque avec toutes ses caractéristiques actuelles.

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Monnaie de carte de 24 livres (1733) de la Nouvelle-France

Cette « monnaie de carte » comme on l’appelait, était constituée de cartes à jouer coupées en quatre, qui portaient, écrite à la main, l’indication de la valeur qu’on leur attribuait, avec les signatures du gouverneur et de l’intendant. Ces signes de la circulation fiduciaire n’étaient destinés qu’à une existence temporaire. Tous les ans, à l’automne, d’ordinaire en octobre, ceux qui en détenaient devaient les convertir en lettres de change sur Paris ou Rochefort, qui ressemblaient à des bons du Trésor.

Mais cette rentrée ne s’opérait jamais en totalité : les Canadiens préféraient thésauriser le papier comme ils auraient fait de l’or : on en vit même qui, par un véritable paradoxe, demandaient à échanger des lettres de change pour de la monnaie de carte. Et cependant, ces petits morceaux de carton sont devenus des raretés.

Ils constituent pour les collectionneurs des numéros introuvables. A deux reprises, la multiplication excessive du papier-monnaie aboutit à la faillite : en 1714 et en 1760. La circulation en dut être interrompue provisoirement. On la rétablit en 1729 et elle se continua jusqu’en 1760.

Certains marchands de Boston, qui avaient séjourné à Québec et qui y avaient vu fonctionner ce système, proposèrent en 1690, à la province de Massachusetts, de libérer la dette publique au moyen d’un papier monnaie semblable. Le projet fut accepté ; cependant, comme les Puritains n’avaient pas de cartes à jouer — instruments de perdition à leurs yeux — on employa de simples cartons écrits à la main, et tout le monde s’en montra satisfait, jusqu’au rachat du dernier bon, inclusivement.

 

C’est ainsi qu’une colonie française, au temps du Roi-Soleil, a expérimenté, pour la première fois, le billet de banque et la monnaie fiduciaire.

16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 07:45

Le saviez-vous ?

Autrefois .création bandeaux

 

Saint Valentin: 

Pourquoi fut-il décapité et à l’origine de festivités ?

Décapité le 14 février 268 en représailles des conversions au christianisme qu’il suscita suite à la guérison d’une jeune fille aveugle, saint Valentin doit à son nom, qui signifie santé et vigueur, le fait que les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage.

 La vertu de saint Valentin, prêtre, était si éclatante, et sa réputation si grande dans la ville de Rome, qu’elle vint à la connaissance de l’empereur Claude II, qui le fit arrêter, et, après l’avoir tenu deux jours en prison, chargé de fers, le fit amener devant son tribunal pour l’interroger. D’abord il lui dit, d’un ton de voix assez obligeant : « Pourquoi, Valentin, ne veux-tu pas jouir de notre amitié, et pourquoi veux-tu être ami de nos ennemis ? » Mais Valentin répondit généreusement : « Seigneur, si vous saviez le don de Dieu, vous seriez heureux et votre empire aussi ; vous rejetteriez le culte que vous rendez aux esprits immondes et à leurs idoles que vous adorez, et vous sauriez qu’il n’y a qu’un Dieu, qui a créé le ciel et la terre, et que Jésus-Christ est son Fils unique ».

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Saint Valentin

Un des juges, prenant la parole, demanda au Martyr ce qu’il pensait des dieux Jupiter et Mercure. « Qu’ils ont été des misérables » répliqua Valentin, « et qu’ils ont passé toute leur vie dans les voluptés et les plaisirs du corps ». Là-dessus, celui qui l’avait interrogé s’écria que Valentin avait blasphémé contre les dieux et contre les gouverneurs de la république. Cependant le Saint entretenait l’empereur, qui l’écoutait volontiers et qui semblait avoir envie de se faire instruire de la vraie religion ; et il l’exhortait à faire pénitence pour le sang des chrétiens qu’il avait répandu, lui disant de croire en Jésus-Christ et de se faire baptiser, parce que ce serait pour lui un moyen de se sauver, d’accroître son empire et d’obtenir de grandes victoires contre ses ennemis.

L’empereur, commençant déjà à se laisser persuader, dit à ceux qui l’entouraient : « Ecoutez la sainte doctrine que cet homme nous apprend ». Mais le préfet de la ville, nommé Calpurnius, s’écria aussitôt : « Voyez-vous comment il séduit notre prince ! Quitterons-nous la religion que nos pères nous ont enseignée ? »

Claude, craignant que ces paroles n’excitassent quelque trouble ou quelque sédition dans la ville, abandonna le Martyr au préfet, qui le mit à l’heure même entre les mains du juge Astérius, pour être examiné et châtié comme un sacrilège. Celui-ci fit d’abord conduire le prisonnier en sa maison. Lorsque Valentin y entra, il éleva son coeur au ciel, et pria Dieu qu’il lui plût d’éclairer ceux qui marchaient dans les ténèbres de la gentilité, en leur faisant connaître Jésus-Christ la vraie lumière du monde.

Astérius, qui entendait tout cela, dit à Valentin :
« — J’admire beaucoup ta prudence ; mais comment peux-tu dire que Jésus-Christ est la vraie lumière ? »
« — Il n’est pas seulement », dit Valentin, « la vraie lumière, mais l’unique lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde »
« — Si cela est ainsi, dit Astérius, j’en ferai bientôt l’épreuve : j’ai ici une petite fille adoptive qui est aveugle depuis deux ans ; si tu peux la guérir et lui rendre la vue, je croirai que Jésus-Christ est la lumière et qu’il est Dieu, et je ferai tout ce que tu voudras ». La jeune fille fut donc amenée au Martyr, qui, lui mettant la main sur les yeux, fit cette prière : « Seigneur Jésus-Christ, qui êtes la vraie lumière, éclairez votre servante ».

A ces paroles, elle reçut aussitôt la vue, et Astérius et sa femme, se jetant aux pieds de leur bienfaiteur, le supplièrent, puisqu’ils avaient obtenu par sa faveur la connaissance de Jésus-Christ, de leur dire ce qu’ils devaient faire pour se sauver. Le Saint leur commanda de briser toutes les idoles qu’ils avaient, de jeûner trois jours, de pardonner à tous ceux qui les avaient offensés, et enfin de se faire baptiser, leur assurant que, par ce moyen, ils seraient sauvés. Astérius fit tout ce qui lui avait été commandé, délivra les chrétiens qu’il tenait prisonniers, et fut baptisé avec toute sa famille, qui était composée de quarante-six personnes.

L’empereur, averti de ce changement, craignit quelque sédition dans Rome, et, par raison d’Etat, il fit prendre Astérius et tous ceux qui avaient été baptisés, puis les fit mettre à mort par diverses sortes de tourments. Pour Valentin, le père et le maître de ces bienheureux enfants et disciples, après avoir été longtemps en une étroite prison, il fut battu et brisé avec des bâtons noueux ; enfin, l’an 268, le 14 février, il fut décapité sur la voie Flaminienne, où, depuis, le pape Jean Ier fit bâtir une église sous son invocation près du Ponte-Mole.

st-valentin-03.gif Cette église ayant été ruinée, le pape Théodose en dédia une nouvelle, dont il ne reste plus de traces non plus. La porte appelée plus tard du Peuple portait anciennement le nom du saint Martyr. On garde la plus grande partie de ses reliques dans l’église de Sainte-Praxède. Les autres furent apportées en France, en l’église Saint-Pierre de Melun-sur-Seine, mais elles ne s’y trouvent plus aujourd’hui.

Saint Valentin est nommé, avec la qualité d’illustre Martyr, dans le Sacramentaire de saint Grégoire, dans le Missel romain de Tommasi, dans les divers martyrologes et calendriers : les Anglais l’ont conservé dans le leur.

Saint Valentin a été représenté : 1° tenant une épée et une palme, symboles de son martyre ; 2° guérissant la fille du juge Astérius. Cette circonstance de la guérison d’une jeune fille, et plus encore son nom de Valentin, qui signifie santé et vigueur, explique pourquoi les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage.

Plusieurs siècles après sa mort, Valentin fut canonisé en l’honneur de son sacrifice pour l’amour. La fête de la Saint-Valentin fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donné le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain. L’événement le plus marquant de ces réjouissances était la course des Luperques : des hommes mi-nus poursuivaient des femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc, les coups reçus assurant fécondité et grossesse heureuse à celles-ci.

Une autre origine est attribuée aux festivités de la Saint-Valentin. On prétendait en effet que, sous certains climats, les oiseaux s’appariaient pour la belle saison prochaine, à la Saint-Valentin, comme il est reçu qu’en d’autres pays plus froids ils s’apparient à la Saint-Joseph. Prenant exemple sur eux, les hommes auraient trouvé ce jour propice à la déclaration amoureuse. Dans les anciens calendriers, à une époque où les devoirs de la vie civile se confondaient avec ceux de la vie religieuse, chaque jour y était marqué par un signe qui parlait immédiatement aux yeux des initiés.

C’est ainsi que la Saint-Valentin était marquée par un soleil dans la main du saint, ou par un gaufrier : un soleil, parce qu’il était censé reprendre sa force à cette époque, qui est à peu près celle des Quatre-Temps du printemps, et que les fleurs les plus précoces (amandiers, noisetiers, etc.) commencent à se montrer dans une partie de l’Europe ; un gaufrier, pour annoncer les réjouissances de Carnaval.

26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 09:05

 

Coutumes  & Traditions


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Étrennes et nouvel an : « origine et histoire »

(D’après « Lettre de Jacob Spon à Stoffel » paru en 1674 et « Le Mercure » de juillet et décembre 1735)

 


En parlant des étrennes, on ne peut se dispenser de remonter, non pas aux Grecs, mais du moins aux Romains, inventeurs de cet usage. Le premier endroit de l’histoire romaine nous apprenant cette coutume est de Symmachus, auteur ancien, qui nous rapporte qu’elle fut introduite sous l’autorité du roi Tatius Sabinus, qui reçut le premier la verbène (verveine) du bois sacré de la déesse Strénia, pour le bon augure de la nouvelle année.

 

Soit que les Romains imaginassent quelque chose de divin dans la verbène, soit qu’ils faisaient allusion au nom de cette déesse Strénia, dans le bois de laquelle ils prenaient la verbène, avec le mot de strenuus, qui signifie vaillant et généreux : aussi le mot strena, qui signifie étrenne, se trouve quelquefois écrit strenua chez les Anciens, pour témoigner que c’était proprement aux personnes de valeur et de mérite qu’était destiné ce présent, et à ceux dont l’esprit tout divin promettait plus par la vigilance que par l’instinct d’un heureux augure.

etrennes.01Après ce temps-là, l’on vint à faire des présents de figues, de dattes et de miel, comme pour souhaiter aux amis qu’il n’arrivât rien que d’agréable et de doux pendant le reste de l’année. Ensuite les Romains, quittant leur première simplicité, et changeant leurs dieux de bois en des dieux d’or et d’argent, commencèrent à être aussi plus magnifiques en leurs présents, et à s’en envoyer ce jour-là de différentes sortes, et plus considérables ; mais ils s’envoyaient particulièrement des monnaies et médailles d’argent, trouvant qu’ils avaient été bien simples, dans les siècles précédents, de croire que le miel fût plus doux que l’argent, comme Ovide le fait agréablement dire à Janus.

Avec les présents, ils se souhaitaient mutuellement toute sorte de bonheur et de prospérité pour le reste de l’année, et se donnaient des témoignages réciproques d’amitié : et comme ils prenaient autant d’empire dans la religion que dans l’Etat, ils ne manquèrent pas d’établir des lois qui la concernaient, et firent de ce jour-là un jour de fête, qu’ils dédièrent et consacrèrent particulièrement au dieu Janus, qu’on représentait à deux visages, l’un devant et l’autre derrière, comme regardant l’année passée et la prochaine. On lui faisait ce jour des sacrifices, et le peuple allait en foule au mont Tarpée, où Janus avait quel qu’autel, tous habillés de robes neuves.

Néanmoins, quoique ce fût une fête, et même une fête solennelle, puisqu’elle était encore dédiée à Junon, qui avait tous les premiers jours de mois sous sa protection, le peuple ne demeurait pas sans rien faire ; chacun commençait à travailler à quelque chose de sa profession, afin de n’être pas paresseux le reste de l’année.etrennes.02

Enfin, l’usage des étrennes devint peu à peu si fréquent sous les empereurs, que tout le peuple allait souhaiter la bonne année à l’empereur, et chacun lui portait son présent d’argent, selon son pouvoir. Auguste en recevait en si grande quantité, qu’il avait accoutumé d’en acheter et dédier des idoles d’or et d’argent, comme étant généreux, et ne veillant pas appliquer à son profit particulier les libéralités de ses sujets.

Tibère, son successeur, qui était d’une humeur plus sombre et n’aimait pas les grandes compagnies, s’absentait exprès les premiers jours de l’année, pour éviter l’incommodité des visites du peuple, qui serait accouru en foule pour lui souhaiter la bonne année. Ces cérémonies occupaient même si fort le peuple, les six ou sept premiers jours de l’année, qu’il fut obligé de faire un édit par lequel il défendait les étrennes, passé le premier jour. Caligula, qui posséda l’empire immédiatement après Tibère, fit savoir au peuple, par un édit, qu’il recevrait les étrennes le jour des calendes de janvier, qui avaient été refusées par son prédécesseur ; et pour cet effet il se tint tout le jour dans le vestibule de son palais, où il recevait à pleines mains tout l’argent et les présents qui lui étaient offerts par le peuple.

Claude, qui lui succéda, abolit ce que son prédécesseur avait voulu rétablir, et défendit, par arrêt, qu’on n’eût point à lui venir présenter des étrennes, comme on avait fait sous Auguste et Caligula. Depuis ce temps, cette coutume demeura encore parmi le peuple. Les Romains pensaient qu’il y avait quelque chose de divin dans les commencements.

Plus tard, le concile d’Auxerre, tenu en 587, défendit de faire, le premier jour de l’an, des sacrifices de génisses ou de biches et d’aller faire des vœux devant les arbres consacrés aux faux dieux. Les étrennes, jointes à des sacrifices, étaient véritablement diaboliques.

Lorsqu’en France l’année débutait encore à Pâques, continuait-on de donner des étrennes le premier jour de janvier ? Il semble que oui. Dans les lettres du roi Jean, en date de juillet 1362 et contenant des statuts pour la confrérie des drapiers, il est dit « que ladite confrérie doit seoir le premier dimanche après les estraines, si celle de Notre-Dame n’y eschoit. » Le dimanche dont il est question ici est le premier dimanche de janvier, si l’on s’appuie sur le témoignage de Du Cange qui, dans son Glossaire, prouve, par différents passages, que lorsque l’année ne commençait qu’à Pâques, on ne laissait pas de regarder le premier jour de janvier comme le premier jour de l’année.

 

etrennes.03-copie-2.jpgL’ancienne chronique de Louis, duc de Bourbon, comte de Clermont, grand-chambrier de France conforte ce témoignage. On y lit au chapitre second : « De Clermont partit ledit duc Loys, s’en vint à son duché de Bourbonnais à Souvigny, où il arriva deux jours avant Noël, l’an de grâce 1363 ; et là vindrent par devers luis ses chevaliers et écuyers, et le quart jour des fêtes, dit aux chevaliers, le duc en riant : Je ne vous veux point mercier des biens que vous m’avez faicts, car si maintenant je vous en merciois, vous vous en voudriez aller, et ce me seroit une des grandes déplaisances que je pusse avoir... ; et je vous prie à tous que vous veuillez estre en compagnie le jour de l’an en ma ville de Molins, et là je vous veux étrenner de mon cœur et de ma bonne volonté que je veux avoir avec vous. »

Et au troisième chapitre : « L’an qui courait 1363, comme dit est, advint que la veille du jour de l’an fut le duc Loys en sa ville de Molins, et sa chevalerie après lui... ; et le jour de l’an, bien matin, se leva le gentil duc pour recueillir ses chevaliers et nobles hommes pour aller à l’église de Notre-Dame de Molins ; et avant que le duc partist de sa chambre, les vint étrenner d’une belle ordre qu’il avait faicte, qui s’appeloit l’écu d’or. » Au chapitre cinq on lit enfin : « Si les commanda le duc à Dieu, et eux pris congé de lui se partirent... Les gens partis de cour, vint le jour des Rois, où le duc de Bourbon fit grande feste et lye-chère. »

Rappelons que si sous les Mérovingiens, l’année commençait le 1er mars dans plusieurs de nos provinces, elle débuta à Noël sous Charlemagne, dans tous les territoires soumis à sa juridiction. Sous les Capétiens, le jour de l’an coïncidait avec la fête de Pâques, usage presque général au Moyen Age. En certains lieux, l’année changeait le 25 mars, fête de l’Annonciation. Le concile de Reims, tenu en 1235, mentionne cette date comme « l’usage de France ». C’est le roi Charles IX qui rendit obligatoire, en 1564, la date du 1er janvier comme origine de l’année.

A la fin du XIXe siècle, avec l’apparition du Père Noël dans la publicité des grands magasins, la coutume d’offrir des cadeaux le 1er janvier disparut, le jour des étrennes se confondant dès lors avec celui de Noël : on offrit les cadeaux le 25 décembre.

 

 

12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 07:13

 

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Le Jour de l’An et les bonbons politiques, historiques ou littéraires

(D’après « Revue encyclopédique », paru en 1892)

 

Le premier jour de l’année était jadis l’occasion d’offrir et de découvrir les derniers bonbons à la mode, les confiseurs rivalisant d’ingéniosité pour séduire le consommateur friand de sucrerie, leur esprit créatif confectionnant le bonbon politique, historique ou encore littéraire, des dragées à la Marie-Thérèse au Turenne mourant une épée de pain d’épices à la main

Comme de simples articles de Paris, comme les modes, comme les ameublements, les bonbons suivent le goût et les idées du jour, écrit un chroniqueur de la Revue encyclopédique en 1892. Ils ont affecté jadis la forme éolienne, ils ont été en losanges, il y a même eu des bonbons aériens. En 1798, un confiseur, popularisant les noms des jolies sucrées, annonçait des « bonbons Angélina », des « bonbons Lodoïska », des « bonbons Théodora » ; en 1803, toutes les sucreries seront à la comète.

 

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Confiseries de la nouvelle année

Plus tard, les bonbons revêtiront des formes guerrières ou prendront des noms politiques. Sous le premier Empire, les boutiques des confiseurs se remplissent de canons de sucre, de shakos et de bonnets fourrés, de pistaches à la bombe, de dragées à la Wagram, de papillotes à l’Austerlitz. Sous la Restauration, des emblèmes monarchiques, des « Vive le Roy » en lettres roses, bleues, vertes, courent sur les crèmes et les fondants.

Voici, d’après les auteurs du Tableau du premier jour de l’an (Cuisin et Blanchard), plaquette rarissime, les bonbons à la mode au 1er janvier 1816 : dragées à la Marie-Thérèse, pistaches à la Duchesse d’Angoulême, sucres de pomme à la Marie-Antoinette, à l’Héroïne de Bordeaux, adoucissants à la Louis XVIII, jus de réglisse à la Royale, pastilles d’absinthe à la Napoléonide, cornets ambrés à la Paix, sucre d’olive délicieux à la Gabrielle pour les agitations, fondants à la Vénus de Médicis, croquignoles au Retour des Lis, vaisseaux de gelée de prunes à la Jean Bart, pâte de guimauve à la Russe, pêches glacées à l’ours Martin, au cerf Coco. Citons encore des pilules pectorales à la ci-devant Jeune-Homme, amandes douces à la d’Orléans, pastilles à la Mélodrame pour les vomissements, bougies imitées en beau sucre diamanté à la Bobèche, beignets de pomme au boulevard de Gand.

Et ce n’est pas tout. Parés de leurs grands costumes, pétris en pâte coloriée, tous les auteurs des actualités théâtrales, Les Deux Magots, Le Nouveau Seigneur, Cendrillon, Saint-Vincent de Paul, Les Deux Edmon (sic), Manlius, offraient, pêle-mêle dans une corbeille, la bigarrure la plus attrayante. Othello figurait en caramel aux côtés de La Famille des Innocens, modelée en plâtre peint. Politiques, historiques, littéraires, les illustrations n’étaient pas oubliées dans ce tutti-frutti de l’architecture confiturière.

Ici, Voltaire en sucre première qualité ; là, Fréron en biscuit de Savoie ; Turenne, sur un piédestal de pralines, mourant une épée de pain d’épices à la main, frappé d’un boulet de sucre candi. Et placé avec pompe dans la boutique du Grand Monarque (un des confiseurs à la mode), Henri IV faisait son entrée solennelle dans Paris, parcourant une route semée de fleurs de lis ; les mains tendues vers lui, la multitude était tout sucre.

Aujourd’hui, l’énumération serait peut-être moins nombreuse, mais à coup sûr aussi caractéristique. D’abord, comme dans les jouets, c’est la Russie et le cygne de Lohengrin, puisMiss Helyett roulant son panier, puis encore le lièvre vélocipédiste, tout prêt à fendre l’air et narguant le premier prix. A côté des sacs russes aux polychromies si variées, voici un nouveau venu, le sac Empire, profitant de l’engouement actuel pour le style Empire, et pêle-mêle, l’écran Watteau, la corbeille Marie-Antoinette, le porte-musique en satin ciel, les coffrets japonais montés sur dentelle de bois de fer, les enveloppes-opéra en soie brochée, enfin, les sacs Jeanne d’Arc, avec médaillons patriotiques ou romanesques.

Bref, les sucreries se nichent partout, dans mille fantaisies fleuries, enrubannées, pompadourées ; comme jadis, les confiseurs sont des dynasties, mais les bonbons ne prennent presque plus jamais les noms des actualités des lettres ou de la politique.

 

 

5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 07:12

Galette-des-Rois-.01.jpg  Anecdote insolite

 

 

Galette des Rois : invention jugée
« diabolique » par un pâtissier en 1906

(D’après « Mon beau livre. Mensuel illustré pour la jeunesse », paru en 1906)

 

Que met-on dans ces fameuses galettes ? S’interroge Henri Pellier en 1906, du mensuel Mon beau livre, qui se rend chez son pâtissier habituel afin de mener « une interview aussi pittoresque que gentiment intéressante » en vue de glaner quelque détail sur la coutume d’offrir jadis la galette et la substitution de la fève par des objets de toutes sortes

La galette des Rois ! En voici une qui évoque de doux souvenirs avec sa fève. Mais, au fait, ce n’est plus une fève qu’on met aujourd’hui dans la fameuse galette. Qu’est-ce qu’on y a donc mis depuis plusieurs années ? Grave question, et compliquée, à laquelle seul mon pâtissier, c’est-à-dire le pâtissier de ma rue, pouvait victorieusement répondre. Tous les jours, en passant devant sa boutique, je le voyais, le pâtissier de ma rue. Il était tout de blanc vêtu, avec un grand tablier blanc qui couvrait son gros ventre, et sa bonne figure réjouie apparaissait toute rouge et épanouie sous la petite toque blanche qui le coiffait de travers.

On devinait à son air satisfait qu’il venait d’inventer un nouveau gâteau, ou de goûter une sauce réussie. Et il trônait derrière son comptoir, parmi les entremets compliqués, au milieu du marbre, des glaces et des ors qui faisaient étinceler la boutique. Certes, il était imposant, mon pâtissier. J’eus pourtant le courage de l’aborder et de le questionner avec un respectueux intérêt sur la galette des Rois.

Aussitôt, ses sourcils se froncèrent, son sourire disparut, et c’est d’une voix presque fâchée qu’il me répondit :

« Ah ! monsieur, quelle invention diabolique que la galette des Rois ! Si vous saviez ce qu’elle me coûte ! Plus de quatre cents francs d’œufs, sans compter le reste. Songez donc que, huit jours ayant les Rois, de nouveaux clients viennent ici des quatre coins de Paris, qui exigent une galette, « leur » galette, et qu’ensuite je ne revois jamais.

 

Fève et galette des rois.

« Il y a ainsi des malins qui vont chez cinq ou six pâtissiers à l’époque des Rois, et qui s’offrent « gratis » de la galette pour toute une semaine ! Et cela à nos frais ! C’était devenu un tel abus, qu’en 1903, la plupart : des boulangers avaient décidé de donner, à la place de la galette, un petit sac de farine. J’ai voulu faire comme eux.

« Ah, bien oui ! La première cliente à qui j’offris son petit sac de farine était une grincheuse qui me le jeta à la figure. Ma farine m’entra dans la bouche et dans le nez au point que je faillis étrangler.

« – Mais, fis-je doucement remarquer, s’il vous est si pénible de parler de la galette des Rois, causons seulement de ce que l’on met dedans. »

Mon pâtissier devint encore plus rouge. Ses petits yeux disparurent sous ses sourcils froncés, et il brandit une cuiller qui lui servait à arroser de rhum un reluisant baba :

« Ce qu’on met dans la galette des Rois ! s’écria-t-il. Ah ! ça, c’est le bouquet ! Autrefois on se contentait d’une fève qui suffisait bien à désigner le roi ou la reine de la fête. Mais il paraît que c’était trop simple. Et puis, une fève, cela manquait de charme et d’imprévu. Alors, les malheureux pâtissiers durent se creuser la cervelle pour trouver quel objet amusant et délicat ils introduiraient dans la galette des Rois.

« Et, depuis quelques années, cette fève à remplacer, c’est pour moi un terrible problème et aussi, hélas ! l’occasion des critiques les plus acharnées. Car, vous m’entendez bien, le jour où les clients s’avoueront contents et satisfaits, eh bien ! ce jour-là, la terre aura cessé de tourner ! »

Lui, cependant, continuait à tourner autour du baba qu’il inondait d’un rhum doré et capiteux. Comme il me vit attentif à ses explications, il daigna les continuer :

« Je vous disais que les clients ne sont pas raisonnables. Jugez-en plutôt : après la fève, je mis dans mes galettes de petites poupées en porcelaine. Comme elles avaient la tête noire, de mauvais esprits prétendirent que cette peinture pouvait occasionner des troubles dans la digestion. Je remplaçai les poupées par un sabot.

« Il faut croire que ce petit sabot en porcelaine était trop dur, car une dame m’envoya une lettre d’injures avec une de ses dents qui s’était, affirmait-elle, brisée sur le maudit sabot. J’adoptai alors pour mes galettes de petites cartes à jouer, puis de légères médailles sur lesquelles était dessiné un trèfle à quatre feuilles. C’était à la fois porte-veine et très poétique.

« Un de mes clients ne le jugea pas ainsi, car il vint ici se plaindre de ce que j’introduisais du trèfle dans mes galettes, demandant avec ironie si je n’irais pas jusqu’à lui faire manger du foin. Il l’aurait mérité, l’animal !

« Mais, fit remarquer le pâtissier en quittant son baba, il me semble que j’oublie quelque chose dans mon énumération. »

Et il compta sur ses doigts :

« Voyons, après la fève, il y eut la poupée, le sabot, la petite carte à jouer, la médaille avec un trèfle. Ça fait quatre objets. Sapristi ! j’en oublie un. C’est, du reste facile à vérifier. J’ai, dans un carton, au haut de ce buffet, tous les petits objets que je mets dans mes galettes. »

Et, avec une vivacité que je ne lui aurais jamais soupçonnée, le gros pâtissier grimpa sur une des chaises de sa salle à manger et saisit, d’une main sûre, le carton qui se trouvait tout au haut du buffet. Malheureusement la chaise était cannée de façon très légère, et le bonhomme était si lourd que son pied, puis sa jambe, passèrent au travers. Cependant, du carton qui était tombé dans cette dégringolade, venait de s’échapper une pluie de menus objets en porcelaine, poupées, sabots, cartes, médailles... et cochons.

En apercevant ces derniers, le pâtissier, malgré sa position critique, ne cessait de crier : « J’ai trouvé celui que j’oubliais, c’est un cochon, un petit cochon ! »

A ce moment, une cliente entrait dans la boutique. Dans sa précipitation à l’aller recevoir, le pâtissier oublia qu’il avait toujours la jambe prise dans la chaise. Il courut et s’étala avec un fracas épouvantable au milieu de la boutique, entraînant deux assiettes remplies de petits fours et le beau baba tout ruisselant de rhum.

Enfin, dégagé après mille efforts : « C’est encore cette maudite galette des Rois qui m’a porté la guigne ! criait-il d’une voix terrible. Mais aussi, quel est l’imbécile qui est venu mettre la conversation sur ce sujet-là ? »

J’avais déjà disparu et je cours encore, conclut Henri Pellier.

 

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 07:00

 

 

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Depuis quand la France classe-t-elle ses écoliers avec des notes sur 20 ?

 

La notation sur 20 est désormais une institution en France, mais elle n’a pas toujours été la règle. Alors que le gouvernement veut réformer l’évaluation des élèves, en s’appuyant sur une conférence nationale organisée jeudi et vendredi sur le sujet, Metronews revient sur la genèse de notre système de notation.

Les notes à l’école, c’est toute une histoire. En s’y penchant un peu on se rend compte que la France est loin d’avoir toujours classé ses écoliers sur une échelle de 20 points. Ceux qui ont eu « cette idée folle un jour d’inventer l’école » — bien avant Charlemagne contrairement à ce que chantait France Gall — n’avaient même pas songé à un tel système.

Des siècles plus tard sous l’Ancien Régime, il n’y avait ainsi tout simplement pas de notes, mais de simples évaluations orales. Celles-ci perdureront après la Révolution, le baccalauréat créé en 1808 instituant un système pour le moins original. Pour l’accorder ou non au candidat, le jury distribuait... des boules de couleur : rouge (favorable à l’obtention), blanche (abstention) et noire (défavorable).

Ce n’est finalement qu’en 1890, à l’heure où l’école de Jules Ferry veut favoriser l’accession d’une élite grâce à la méritocratie, que les notes seront officiellement hiérarchisées de 0 à 20 dans le secondaire (sur 10 pour le primaire). Mais ce système connaîtra un gros bug juste avant Mai 1968. En mars de cette année-là, un colloque organisé par le ministre de l’Education Alain Peyrefitte appelle à renoncer « au principe du classement des élèves ». Et ce « en développant les travaux de groupe, en essayant de substituer à la note traditionnelle une appréciation qualitative et une indication de niveau (lettres A, B, C, D, E) ».

Un appel entendu quelques mois plus tard par un autre ministre de de Gaulle, Edgard Faure. Sa circulaire du 6 janvier 1969 affirme que « la notation chiffrée de 0 à 20 peut être abandonnée sans regret » : « Une échelle convenue d’appréciation, libérée d’une minutie excessive, sera moins prétentieuse ».

L’expérience aura finalement tourné court, beaucoup d’enseignants rajoutant des « + », des « - » ou même des « - - » aux lettres... aboutissant à un système encore plus complexe que le précédent. Résultat en 1971, une nouvelle circulaire fait machine arrière : « pour les classes d’examen », c’est-à-dire la 3e, la première et la terminale, « les résultats seront exprimés sous forme de notes de 0 à 20 sans exclure nécessairement d’autres éléments d’appréciation ». De quoi faire rapidement disparaître les lettres de tout le secondaire (elles ont encore aujourd’hui souvent cours en primaire). Plus de 40 ans plus tard, le vieux débat est rouvert.

(Source : Metronews)

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 06:28

 

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      Il était une fois...

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Quand on débute par cette phrase, on s’attend à remonter dans le passé pour croiser un prince charmant, une princesse, un cheval blanc... Avec forcement une fin heureuse !

Alors pourquoi commencer par « il était une fois »pour vous parler dune histoire qui est, plus que jamais, vivante et dans son époque ?
Peut-ê
tre parce que lhistoire de Solex ressemble à un conte. Vous y rencontrerez une petite reine, une monture révolutionnaire et, pas un, mais plusieurs héros. Et la magie dans tout ça ? Il se pourrait bien quelle fasse quelques apparitions. Sous les traits dune idée géniale, dun soupçon de chance, d’une pensée avant-gardiste.

Quant à savoir comment se termine cette histoire... Ce n’est pas pour aujourd’hui ! Car, vous allez voir, Solex est plus que jamais dans l’air du temps ! 


Le VéloSoleX (marque déposée), plus communément appelé Solex, est un cyclomoteur dont le moteur a été créé par la société de mécanique française solex. Il en a été produit plus de sept millions, sous plusieurs versions, de 1946 à 1988.

En tant que cyclomoteur, il pouvait se conduire en France sans permis et dès l'âge de 14 ans. Légère, rustique et économique, « la bicyclette qui roule toute seule » (selon un slogan des années 50) a été très populaire chez les lycéens les étudiants et les ouvriers. C'était en quelque sorte la 2cv des cyclomoteurs .

Nouveau !

C’est officiel il fait son grand retour, mais cette fois en version électrique 

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Tombée en désuétude dans les années 1980, la marque mythique Solex signe son retour avec un magasin à Paris. Avec pour figure de proue cette fois-ci, le vélo électrique.

Les nostalgiques peuvent se réjouir. La marque Solex vient d'ouvrir sa seule et unique boutique en France à Paris, dans le quatrième arrondissement, Le modèle proposé à la vente diffère cependant radicalement de son ancêtre bruyant devenu extrêmement populaire. Le Solex city est un vélo électrique pouvant atteindre la vitesse maximale de 25 km/h et est vendu à un prix oscillant entre 1200 et 1500 euros.

La société était déjà revenue sous le feu des projecteurs en septembre 2013, lorsqu'elle avait annoncé la relocalisation d'une partie de sa production en France. Les vélos électriques de la marque Solex sont en effet dorénavant assemblés dans l'usine de Saint-Lô (Manche), même si une grosse partie de la production demeure en Chine. Les coûts supplémentaires engendrés par la production en France seraient en partie compensés par une diminution des frais de la chaîne d'assemblage: Grégory Trebaol, PDG du groupe Easybike qui possède dorénavant Solex, explique ainsi que, beaucoup de composants provenant d'Europe, il est moins cher de les assembler en France qu'en Chine. L'ex-ministre de l'Économie Arnaud Montebourg avait d'ailleurs célébré le retour d'un symbole français.

Une histoire mouvementée

Ancré dans l'imaginaire collectif français, le Solex a connu un succès fulgurant durant l'après-guerre en raison notamment de son faible coût et de la moindre implantation de l'automobile qu'aujourd'hui. Mais la concurrence aura raison de son indépendance et la marque sera rachetée par Renault puis par Motobécane dans les années 1970. Elle changea encore de nombreuses fois de mains et connut un certain essoufflement jusqu'à l'arrêt de la production en France en 1988. Son histoire mouvementée semble ainsi se stabiliser avec le rachat de la marque par le groupe Easybike, également propriétaire des vélos électriques Matra, qui profitera peut-être d'un certain patriotisme économique.

L'Histoire se répète mais ne se ressemble cependant pas. Le public visé aujourd'hui est sensiblement différent de celui des débuts. Grégory Trebaol indique ainsi au Parisien cibler une clientèle «rétro-chic», composée de jeunes urbains. Le prix assez élevé des nouveaux modèles n'est pas susceptible d'attirer un public aussi vaste que leurs illustres ascendants. Mais la société compte bien miser sur la notoriété de la marque, aussi bien nationale qu'internationale, pour prendre un nouveau départ pétaradant.

 

 

1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 07:28

 

 

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Aujourd’hui ; Salade (Quand la) s’implante en France :
l’affaire de Rabelais et de l’Italie

(D’après « L’Illustré du Petit Journal », paru en 1933)

 

De l’importation de la salade en France et de l’étymologie légendaire du nom de cette plante crue assaisonnée d’huile, de vinaigre et de sel

Des lettres imprimées de Rabelais, dont les originaux sont conservés à la Bibliothèque nationale, prouvent que ce fut le célèbre écrivain qui envoya de Rome au cardinal d’Estrée, sous le règne de François Ier, les premières graines de laitue cultivées en France

 

Comme on le voit, l’usage de manger de la salade n’est pas tellement ancien en France. Si l’on connaît bien la date exacte des premières salades servies en France, on connaît moins l’étymologie du mot lui-même.

On le fait généralement dériver du mot sel, assaisonnement obligatoire de la salade. Un axiome italien dit que pour faire une bonne salade, il faut être avare de vinaigre, prodigue d’huile et sage de sel. Le sel tient donc une place importante, puisqu’il doit être dosé savamment.

saladeCependant, on a donné une autre étymologie, plus pittoresque, de la substantive salade, basée sur le rapport qu’il y a entre le sultan Sah-el-Eddin, nommé Saladin par les chroniqueurs des croisades, et la salade des Italiens. On sait que les armées du Moyen Age portaient un casque d’une forme particulière, appelé sade, dont étaient équipées également les troupes musulmanes.

 

Ce casque aurait été inventé par Saladin lui-même. Quand les troupes du roi Charles VIII firent le siège de Naples (1495), elles connurent pour la première fois l’usage de manger des plantes crues assaisonnées d’huile, de sel et de vinaigre. N’ayant pas de vases pour apprêter leurs salades, les soldats se servirent de leurs casques, et en souvenir de leur inventeur Saladin, appelèrent salade les aliments préparés ainsi.

24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 07:47

 

 

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Expressions Françaises...Aujourd’hui que Veut dire ….

 

Planter ses choux............


"Se retirer à la campagne"

Peut-être avez-vous rêvé comme but d’une laborieuse et difficile carrière de pouvoir un jour « planter tranquillement vos choux » ? A qui croyez-vous devoir la pacifique formule à l’aide de laquelle vous traduisez votre innocente ambition ? Peut-être allons nous vous la dépoétiser.

Votre précurseur n’est autre que Dioclétien, le cruel destructeur des derniers privilèges du sénat romain, l’implacable persécuteur des chrétiens. Malade, lassé des agitations et des soins du pouvoir, Dioclétien, abdiquant le rang suprême, s’était retiré à Salone — alors la capitale de la province romaine de Dalmatie, emplacement aujourd’hui situé en Croatie — où il vivait en simple particulier.

 

 

Pressé un jour de ressaisir le pouvoir par Maximin, qui avait été son collaborateur à l’empire, et qui ne s’accommodait pas comme lui de l’humilité et du repos, il l’emmène dans son jardin, et lui faisant admirer une magnifique plate-bande de choux : « Non, répond-il : je n’avais jamais joui du soleil ; laisse-moi me rassasier de sa belle et bienfaisante lumière ; je ne vivais pas avant d’être ici ; laisse-moi vivre ; laisse-moi planter mes choux. »

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 06:46

 

 

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L’étymologie de mots de la langue française expliquée et analysée. Origine, racines de mots usuels ou méconnus

 

Aujourd’hui :                 " Anecdotes insolites"

 

Tabac (Plaidoyer pour une interdiction du)
dans les lieux publics

(D’après « Journal de la Société contre l’abus du tabac », paru en 1878 et 1930)

 

En 1878, un membre de la Société contre l’abus du tabac signale un abus « qu’il serait peut-être opportun de combattre : dans presque tous les restaurants, et même les premières maisons de Paris, on laisse fumer à toutes les heures et dans toutes les salles. »

 Et de poursuivre ainsi : « C’est ainsi que chacun peut avoir le désagrément d’être le voisin de table d’un fumeur qui finit de dîner et se met à fumer quand commence votre repas. Ne serait-il pas possible d’établir partout une mesure que l’on a prise dans quelques restaurants, où il n’est permis de fumer qu’à partir de certaines heures : 1 heure de l’après-midi et 9 heures du soir, par exemple ? »

Et la Société de répondre que rien n’est plus juste, rien n’est plus opportun que cette réclamation ; mais que ce serait outrepasser les droits que lui donne sa qualité de philanthropes et d’hygiénistes, que d’aller en quelque sorte faire la leçon à des chefs de maisons de commerce, qui sont peut-être les premiers à déplorer l’abus qu’un trop grand nombre de consommateurs introduisent chez eux. Si le tabac fumé par des voisins est désagréable, c’est bien vraiment pendant que l’on prend ses repas. Fumeur ou non fumeur, chacun est, dans ce cas, réellement incommodé. Que de gens se hâtent d’avaler leur dernière bouchée, pour allumer à leur tour leur cigare afin de se préserver par là du malaise occasionné par le voisin ! Il suffit d’un fumeur attablé dans un restaurant pour faire ainsi prendre feu à toute la salle.

Le remède est dans l’initiative particulière. Si deux ou trois consommateurs se plaignaient tout haut, le maître de la maison se sentirait autorisé à rappeler les fumeurs à la réserve qu’ils oublient, et bientôt cet abus criant disparaîtrait. Et de déplorer qu’aujourd’hui le tabac règne partout en maître. L’un souffle triomphalement sa fumée ; l’autre se recueille comme dans l’accomplissement d’un acte pieux et réfléchi ; celui-ci fume moins pour lui-même que pour la galerie, pour faire admirer sa désinvolture et la grosseur de son cigare. Chaque fumeur, à le bien considérer, fait l’effet d’un maniaque chevauchant une chimère. De là vient qu’on n’est pas tenté d’y toucher, qu’on le respecte comme on fait d’un somnambule et l’on oublie parfois son mécontentement pour le spectacle que l’on a sous les yeux.

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Le Fumeur. Peinture de Joos Van Craesbeeck

Mieux encore le fumeur a aujourd’hui pour lui la mode. Fumer est une fantaisie très bien portée ; en protestant on montrerait que l’on n’est pas à la hauteur de son temps, et, l’habitude aidant, on s’incline. Oui, cette aberration de l’esprit et des sens, si souvent préjudiciable à la santé et aux relations de société, est une affaire de mode, et, comme telle, sera un jour délaissée et réprouvée autant qu’elle est acceptée et caressée aujourd’hui.

Un demi-siècle plus tard, la même Société contre l’abus de tabac dénonce un « tabac liberticide ». Pour elle, la liberté est l’apanage de la seule créature humaine ; tous les animaux sont régis par l’instinct ; l’Homme seul fait ce qu’il veut, d’où la nécessité pour lui de ne vouloir que ce qu’il doit. Et d’ajouter que le principe de la Liberté a fait commettre tant de crimes qu’un sage a pu s’écrier : « Liberté, que de crimes on commet en ton nom ». L’homme peut refléter la perfection absolue, mais il est libre de s’abêtir, de s’avilir ; c’est contre cet avilissement de l’alcoolisme que l’Amérique a dû réagir par des mesures draconiennes.

Auteur de l’article, Georges Johnen s’interroge : « Quand viendra le jour où tous les Etats s’entendront pour prescrire le poison universel qu’est le tabac ? » Selon lui, pour des raisons d’hygiène on interdit les fumées des usines près des agglomérations. Qu’est cela, en comparaison de la fumée du tabac qui poursuit de son souffle empoisonné le passant dans la rue, le client au café, au restaurant, au cinéma, le voyageur dans le train, la famille au foyer ! Cette maladie, car c’en est une, est une calamité mondiale tolérée au nom de « la liberté du fumeur ».

A cette liberté, nous devons opposer notre droit, le droit à l’air pur, à l’air sain dont nos poumons ont besoin. Le fumeur et la fumée sont des dangers sociaux qui doivent être combattus au nom de cette même liberté. Si le fumeur s’arroge la liberté de nuire, nous sommes aussi libres de l’en empêcher. Citant Shakespeare : « TOUTE LIBERTÉ DONT ON ABUSE DE-VIENT UNE SERVITUDE », Johnen ajoute qu’un grand philosophe a dit aussi : « La Vérité vous affranchira et vous deviendrez des hommes libres ». Il vaut mieux prévenir que guérir, et si vous cherchez, ajoute-t-il, dans le dictionnaire ce mot « liberticide », vous verrez qu’il veut dire « destructif de la liberté » ou mieux encore « crime de celui qui viole les libertés publiques ». Il est donc bien évident que le fumeur viole partout où il passe les libertés publiques puisqu’il oblige tout le monde, même l’enfant innocent et qui ne peut se défendre, à respirer la fumée qu’il expulse lui-même de ses bronches et de son nez !

J’affirme donc, écrit Johnen, d’après mes expériences personnelles et celles de tous les grands savants, que le tabac (poison) réduit l’homme et la femme en servitude, autrement dit, en esclavage. L’homme qui fume abuse de sa liberté et devient ainsi consciemment et inconsciemment un esclave de la petite herbe séchée importée en France par Nicot. L’homme qui fume, sous prétexte de fumer en toute liberté, n’importe où il se trouve, ne se rend plus compte qu’il est sous la domination d’une chose qui l’oblige à faire à chaque heure du jour le même geste, à ramener sa pensée à la même idée et à respirer la même fumée infecte. Il s’agit donc pour nous, qui avons conquis notre liberté sous ce rapport, et qui n’obéissons plus à l’ordre d’une cigarette ou d’un cigare, de montrer à ces malheureux fumeurs qu’ils sont des esclaves et qu’ils doivent entreprendre la conquête de cette liberté en se libérant, par la volonté, de leur servitude.

Combien de fois ai-je entendu, autour de moi, cette réponse : « Oui, vous avez raison, je voudrais cesser de fumer, mais je ne le puis pas ! » Le voilà donc l’aveu de la perte complète de sa liberté. Ces hommes qui abdiquent ainsi leur volonté sont cependant des courageux qui voyagent par le monde en affrontant tous les périls, qui travaillent sans cesse pour arriver à leur but, pour conquérir la fortune ou la gloire et qui se laissent dominer cependant par le petit paquet de « bleu » ou la pipe qu’ils ont dans leur poche. Ce petit paquet et cette pipe les obligeront à faire ce qu’ils ne voudraient pas et à avouer leur faiblesse ! ; ils se croient des hommes libres et ils sont enchaînés par leur mauvaise habitude nuisible, inutile et coûteuse.

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Vue des environs

Et Johnen d’ajouter : très souvent des fumeurs qui se rendent compte du mal qu’ils font à leur santé, me disent en réponse à mes observations : « Ah ! oui, c’est vrai, mais comment faire pour se passer de fumer ». Cela montre encore un manque total de volonté et je leur dis : Ayez le courage de dire « Non ». Quand un homme sait que quelque chose est vrai et bon, il doit avoir le courage de le dire et de le faire tout de suite. Ce mot « courage », un jour, touché au cœur le Président d’une Société de Jeunes Gens qui, dès que j’eus fini ma causerie se leva et dit : « M. Johnen vient de dire ces mots avoir le courage, cela m’a touché, je veux signer tout de suite et m’engager à ne plus fumer ». Et 7 jeunes gens se levèrent derrière lui pour signer aussi. Cela montre que le bon exemple est toujours suivi, aussi bien que le mauvais exemple, parmi les jeunes.

Une autre fois, renchérit Johnen, je rencontre un ami qui me dit, connaissant mes idées sur le tabac : « Savez-vous un bon moyen pour m’empêcher de fumer ? » Ma réponse fut aussitôt : « Commencez d’abord par ne plus acheter de tabac ». C’est vrai, me dit-il, mais cela est bien difficile. Alors, lui dis-je, écoutez cette histoire : « Je connais un pauvre homme vivant avec sa femme et trois enfants et qui tous les jours a l’habitude. de faire des choses nuisibles pour lui, sa femme et ses enfants et également des choses inutiles, puisqu’il pourrait très bien s’en passer et aussi très coûteuses, puisqu’il dépense pour cela environ, 100 fr. par mois. Comment appellerez-vous cet homme-là ? - C’est un idiot, me répondit-il aussitôt. - Eh bien ! Vous êtes cet homme-là ! » Ne voulant pas terminer sur ce mot qui, je l’espère, ne s’applique pas ou ne s’appliquera plus à vous, conclut Johnen, je vais vous lire quelques lignes parues cette semaine dans le journal l’Ami :

Les femmes qui fument. Un rapport du Dr Charles Barber, présenté au Congrès de l’Association américaine pour les recherches : médico-physiques, s’exprime ainsi sur les conséquences de l’usage de la cigarette par le femmes : « L’enfant d’une mère accoutumée à fumer la cigarette est toujours malade. Il est empoisonné et souvent meurt dans les deux premières années de son existence. L’autopsie de cet enfant révèle une dégénérescence du foie, du cœur, et parfois d’autres organes. Soixante pour cent des enfants de fumeuses meurent avant leur deuxième anniversaire ». Avis aux jeunes épouses et aux futures mamans.

 

6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 06:08

 

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L’étymologie de mots de la langue française expliquée et analysée. Origine, racines de mots usuels ou méconnus

 

Aujourd’hui :  " Anecdotes insolites"

 

Bras droit ou gauche : lequel offrir en société à une femme ?

(D’après « Le Mois littéraire et pittoresque », paru en 1904)

 

La question du bras droit ou du bras gauche divise et déchire tout ce grand pays qu’on appelle « le Monde », ironise l’Académicien Emile Faguet au début du XXe siècle. Doit-on, conduisant du salon à la salle à manger, et reconduisant de la salle à manger au salon la demoiselle ou la dame qui a été confiée à votre sollicitude et à votre galanterie par le maître de la maison, lui offrir le bras gauche ou le bras droit ?

Il  y a là-dessus des discussions sans fin et qui commencent à devenir aigres, fait observer notre Académicien. La tradition est que l’on doit offrir le bras gauche, et les hommes de mon âge continueront d’offrir le bras gauche tant que la solution contraire n’aura pas pris force de loi.

 

La raison de cette tradition est qu’offrir son bras est un symbole qui signifie qu’on offre son cœur et qu’il est assez naturel qu’on offre son cœur du côté où il est. Or, sauf dans la théorie du médecin de Molière, qui avait « changé tout cela », le cœur est à gauche. La raison encore est, ou était, qu’il faut réserver la main droite pour saluer, le salut de la main gauche étant incorrect.

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