Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite

Traducteur/Translate/übersetzen/Traducir.

Traducteur Google “translate”

 

 

 

Il est très ... Exactement

 

 

 

             

Le petit dernier

 

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...

 

 Passion Palombe

palombe-.08.07.JPG

A chacun sa toile

P7316215

Urgent!

 Cherche Bénévoles

Pour

  Restaurer Cabane ..

P4065929     

 

Attention ! Passion Palombe...

1ier.nov.2010--12-.JPG 

 

 

C'est ici que ça se passe ............

Au mois d'octobre de chaque Année

 

IMGP0227.jpg

Tient ! 

IL y a une Palombière par ici .........?

m.1.pylone.jpg

privilège

 

 

 
 

 .         

9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 09:52

 

Il y a 50 ans

 

Ce lundi 9 novembre 1970 est une journée ordinaire à La Boisserie, la propriété que le couple de Gaulle a achetée en 1934 à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne). 

Il pleut, c’est l’automne. Charles de Gaulle travaille à ses « Mémoires d’espoir », déjeune avec sa femme Yvonne, se promène, entre deux averses, dans le jardin, écrit à quelques « Compagnons » et à son fils Philippe.

Une journée ordinaire comme le premier président de la Ve République, bientôt 80 ans, en connaît depuis qu’il a démissionné, dix-huit mois plus tôt, au lendemain de l’échec du référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat, après onze années passées à l’Élysée.

Le récit de ces derniers instants

 

18 h 5O. Le général sort de son bureau et pénètre dans la bibliothèque. A cemoment-là, Francis Maroux, le chauffeur, rentre dans les communs, dans la salle à manger du personnel. Petite pièce qui s'adosse aux cuisines. Il pend sa gabardine bleue au portemanteau de bois. Il attend les ordres.
18 h 55. Le général, assis, aligne les cartes retournées sur la feutrine verte qui recouvre la table de jeu. En face de lui, assez loin, de l'autre côté de la pièce, le poste TV est allumé, le son coupé, muet. A sa gauche, Mme de Gaulle tricote. Des petits carrés de laine multicolore qu'ensuite elle assemblera pour confectionner un petit dessus de lit : un patchwork. Le silence pèse. Seule la pendulette Directoire qui se trouve derrière le général égrène faiblement ses sept coups.
19 h 2. Le général se dresse de son fauteuil. Sa bouche s'ouvre comme s'il avait des difficultés pour respirer :
— J'ai mal... J'ai mal... J'ai terriblement mal.
Mme de Gaulle laisse son ouvrage et se précipite vers son époux. Elle n'aura pas le temps d'arriver jusqu'à lui. Le général s'affaisse sur le fauteuil, un genou à terre, le bras gauche étendu sur l'accoudoir. Ses lunettes gisent sur le tapis.
Mme de Gaulle appelle à l'aide. Francis Maroux, Honorine et Charlotte arrivent en courant. Le chauffeur prend son maître dans ses bras et l'allonge. Charlotte repousse la table de jeu ; quelques cartes tombent.
19 h 5. « Appelez vite un médecin », dit Mme de Gaulle dans un souffle. Charlotte se précipite et demande le 323 à Bar-sur-Aube, le docteur Lacheny.
- Venez vite, c'est grave, c'est pour le général.
19 h 8.Il faut le mettre sur un matelas. dit Mme de Gaulle.
Charlotte va en prendre un au premier étage. Un petit matelas d'une personne prélevé sur le lit d'un petit-fils. Pendant ce temps-là, Maroux dégrafe le col, la cravate du général. Difficilement on installe le général sur le matelas.

 

A Bar-sur-Aube, le médecin prend à peine le temps de s'excuser auprès des trois clientes qui restent plantées dans la salle d'attente de son cabinet. Il bondit dans sa 304, sa serviette de secours d'urgence auprès de lui. Il a dix-huit kilomètres à parcourir avant d'arriver à La Boisserie. La route est mauvaise et, ce soir, il pleuvotte.
19 h 15. Mme de Gaulle réclame le curé. Maroux saute dans sa voiture et va chez le curé. Il fait déjà très nuit. Il sonne deux coups à la porte de la cure. Dix secondes après une maigre ampoule électrique s'éclaire dans la cuisine. Traversant son jardinet, un petit curé frileux, l'abbé Claude Jaugey, cinquante ans, découvre dans le noir le chauffeur essoufflé.
Le général de Gaulle a un malaise ; on vous appelle à La Boisserie.
Le prêtre sent que c'est grave. Muni de sa trousse, il file, à côté du chauffeur, vers La Boisserie.
19 h 23. A trois minutes près, le médecin et le prêtre, convergeant de directions différentes, arrivent à La Boisserie.
Le médecin pénètre dans la bibliothèque. Le général ne râle plus, déjà il est mort. Le curé, qui saisit toute l'importance historique des minutes qu'il s'apprête à vivre, est resté près de la porte de communication dans le premier salon. Déjà il a enfilé son étole violette. Il prie.
Charlotte ouvre la porte de la bibliothèque. Le curé entre.
A genoux près du général, le médecin, son stéthoscope qui pend de son cou, palpe le ventre du corps. Un ventre dur. Gestes, actes désespérés et dérisoires. De l'autre côté du matelas le prêtre s'agenouille lentement. De sa trousse à tirette Eclair, il sort son manuel de Rituel et débouche son petit flacon d'huile.
Il y a urgence. Le curé utilise la formule courte des derniers sacrements.
Mon fils Charles, par cette onction sainte, que le Seigneur vous pardonne tous les péchés que vous avez commis. Amen.
Il appuie son pouce droit sur le front du mort.

 

Face à lui, le docteur, impuissant, relève la tête. Son regard croise celui de Mme de Gaulle qui s'est adossée au montant de la grande cheminée. La femme est digne. Charlotte ramasse les lunettes et les pose directement sur le petit meuble à cigares. Honorine serre son mouchoir contre sa poitrine. Elle écrase de courts et silencieux sanglots.
Le jeune médecin s'approchera de l'épouse du général de Gaulle. Sa voix couvre celle du prêtre qui psalmodie à genoux.
Madame, tout est fini...
Le regard de Mme de Gaulle est ailleurs, ses lèvres murmurent une prière.
Elle sait depuis quelques instants que l'irrémédiable est arrivé. Maroux pousse vers elle un siège. Elle le refuse, elle veut rester droite.

 

Toute la famille se regroupe auprès du corps du patriarche. Dans l'échoppe du menuisier Merger, deux cercueils se confectionnent dans la journée : celui de Plique et celui du général. Tous les deux identiques et aussi simples. Le montant de la facture s'élèvera à 445 F.
20 h. La bière est finie. Du chêne, quatre poignées simples et, sur le cou­vercle, un crucifix en aluminium poli... C'est tout.
20 h 30. Le fils Merger se rend à La Boisserie. Le cercueil est placé dans leur vieille camionnette. La mise en bière durera une demi-heure.
Dans le salon, autour de la famille réunie, le cercueil sera mis par terre. Un à un, défileront devant le corps, le général de Boissieu, les deux plus grands petits-enfants, Elisabeth de Boissieu, Philippe de Gaulle, sa femme et Mme de Gaulle. Chacun, l'un après l'autre, dans cet ordre, baisera le front froid de l'homme allongé. Sur ce front luit encore la trace de l'huile sainte.
La famille ensuite se replace à la tête du corps. Les deux ouvriers, aidés des deux chauffeurs (Paul Fontenil est rentré dans la journée de Paris) placeront le corps dans la bière. Mme de Gaulle refuse le capitonnage que Merger se propose de mettre. C'est à peine si l'on accepte d'étendre un papier blanc sur le fond de la caisse pour masquer les copeaux de bois. Un petit oreiller blanc est posé sous la tête du général.

 

« Ni président ni ministres, aucun discours »
Mais les dernières volontés du général de Gaulle, rédigées dès janvier 1952, sont très claires : ses funérailles auront lieu à Colombey, au cours d’une cérémonie « extrêmement simple ». Et surtout, « je ne veux pas d’obsèques nationales… Ni président ni ministres. Aucun discours », a-t-il exigé.
Contraste entre Paris et Colombey. Le jeudi 12, le monde entier est réuni sous les voûtes de Notre-Dame en l’absence – fait unique de l’histoire – de la dépouille du défunt : quatre-vingt-six nations représentées, trente-trois souverains et chefs d’État, dont le président américain Richard Nixon, et 6 000 fidèles.
À 250 km de là, à Colombey, il y a aussi la foule mais c’est la sobriété qui domine. La seule participation officielle est celle de l’armée.

Le cercueil en chêne recouvert d’un simple drap tricolore frangé d’or rejoint le cimetière sur un engin blindé de reconnaissance.

Merci Mon Général 

La rétro du lundi.
Repost0
26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 07:57
La rétro du lundi….

A propos du Changement d’heure
(heure d’été / heure d’hiver) :
une idée de Benjamin Franklin en 1784

(Lettre de Franklin parue dans le « Journal de Paris » du 26 avril 1784)

 

Institué en 1975 en France et appliqué un an plus tard, le changement d’heure, qui avait déjà été adopté en 1916 puis abandonné en 1946, est une idée suggérée par Benjamin Franklin en 1784, dans une lettre qu’il envoie alors au Journal de Paris, lequel en fournit une traduction à ses lecteurs : quantifiant son projet, le diplomate et savant y voit une façon efficace de réaliser de substantielles économies de bougies et chandelles

Ecrivant au Journal de Paris, Benjamin Franklin s’exprimait ainsi : « Messieurs vous nous faites souvent part des découvertes nouvelles ; permettez-moi de vous en communiquer une dont je suis moi-même l’auteur, et que je crois pouvoir être d’une grande utilité.

« Je passais, il y a quelques jours, la soirée en grande compagnie, dans une maison où l’on essayait les nouvelles lampes de MM. Quinquet et Lange ; on y admirait la vivacité de la lumière qu’elles répandent mais on s’occupait beaucoup de savoir si elles ne consumaient pas encore plus d’huile que les lampes communes, en proportion de l’éclat de leur lumière, auquel cas on craignait qu’il n’y eût aucune épargne à s’en servir : personne de la compagnie ne fut en état de nous tranquilliser sur ce point, qui paraissait à tout le monde très important à éclaircir, pour diminuer, disait-on, s’il était possible, les frais des lumières dans les appartements, dans un temps où tous les autres articles de la dépense des maisons augmentent si considérablement tous les jours.

Lettre de Franklin dans le
Journal de Paris du 26 avril 1784

« Je remarquai, avec beaucoup de satisfaction, ce goût général pour l’économie, car j’aime infiniment l’économie. Je rentrai chez moi et me couchai vers les trois heures après minuit, l’esprit plein du sujet qu’on avait traité. Vers les six heures du matin je fus réveillé par un bruit au-dessus de ma tête, et je fus fort étonné de voir ma chambre très éclairée : endormi, j’imaginai d’abord qu’on y avait allumé une douzaine de lampes de M. Quinquet ; mais en me frottant les yeux, je reconnus distinctement que la lumière entrait par mes fenêtres ; je me levai pour savoir d’où elle venait, et je vis que le soleil s’élevait à ce moment même des bords de l’horizon, d’où il versait abondamment ses rayons dans ma chambre, mon domestique ayant oublié de fermer mes volets : je regardai mes montres, qui sont fort bonnes, et je vis qu’il n’était que six heures, mais trouvant extraordinaire que le soleil fût levé de si bon matin, j’allai consulter l’almanach où l’heure du lever du soleil était, en effet, fixée à six heures précises pour ce jour-là ; je poussai un peu plus loin ma recherche, et je lus que cet astre continuerait de se lever tous les jours plus matin jusqu’à la fin du mois de juin, mais qu’en aucun temps de l’année il ne retardait son lever jusqu’à huit heures.

« Vous avez sûrement, messieurs, beaucoup de lecteurs des deux sexes, qui, comme moi, n’ont jamais vu le soleil avant onze heures ou midi, et qui lisent bien rarement la partie astronomique du calendrier de la cour ; je ne doute pas que ces personnes ne soient aussi étonnées, d’entendre dire que le soleil se lève de si bonne heure, que je l’ai été moi-même de le voir : elles ne le seront pas moins de m’entendre assurer qu’il donne sa lumière au même moment où il se lève ; mais j’ai la preuve de ce fait, il ne m’est pas possible d’en douter, je suis témoin oculaire de ce que j’avance ; et en répétant l’observation les trois jours suivants, j’ai obtenu constamment le même résultat. Je dois cependant vous dire que lorsque j’ai fait part de ma découverte dans la société, j’ai bien démêlé, dans la contenance et l’air de beaucoup de personnes, un peu d’incrédulité, quoiqu’elles aient eu assez de politesse pour ne pas me le témoigner en termes exprès. J’ai trouvé aussi sur mon chemin un philosophe qui m’a assuré que j’étais dans l’erreur sur l’article de ma relation où je disais que la lumière entrait dans ma chambre ; que je concluais mal à propos ce prétendu fait, de ce que mes volets étaient demeurés ouverts, et que cet événement accidentel n’avait pas servi à introduire la lumière, mais seulement à faire sortir l’obscurité ; distinction qu’il appuyait de plusieurs arguments ingénieux, en m’expliquant comment j’avais pu me laisser tromper par l’apparence : j’avoue qu’il m’embarrassa, mais sans me convaincre ; et mes observations postérieures, dont j’ai fait mention ci-dessus, m’ont confirmé dans ma première opinion.

« Quoiqu’il en soit, cet événement m’a suggéré plusieurs réflexions sérieuses, et que je crois importantes : j’ai considéré que sans l’accident qui m’a éveillé ce jour-là si matin, j’aurais dormi environ six heures de plus, à la lueur des bougies. Cette dernière manière de s’éclairer, étant beaucoup plus coûteuse que la première, mon goût pour l’économie m’a conduit à me servir du peu d’arithmétique que je sais, pour faire quelques calculs sur cette matière, et je vous les envoie, messieurs, en vous faisant observer que le grand mérite d’une invention est son utilité, et qu’une découverte, dont on ne peut faire aucun usage, n’est bonne à rien. Je prends, pour base de mon calcul, la supposition qu’il y a 100 mille familles à Paris qui consomment chacune, pendant la durée de la nuit, et les unes dans les autres, une demi-livre de bougie ou de chandelle par heure : je crois cette estimation modérée, car quoique quelques-unes consomment moins, il y en a un grand nombre qui consomment beaucoup davantage. Maintenant je compte environ sept heures par jour, pendant lesquelles nous sommes encore couchés, le soleil étant sur l’horizon, car il se lève, pendant six mois, entre six et huit heures avant midi, et nous nous éclairons environ sept heures dans les vingt-quatre avec des bougies et des chandelles : ces deux faits me fournissent les calculs suivants.

 

« Les six mois du 20 mars au 20 septembre me donnent 183 nuits ; je multiplie ce nombre par sept, pour avoir le nombre des heures pendant lesquelles nous brûlons de la bougie ou de la chandelle, et j’ai 1281 : ce nombre multiplié par 100 mille qui est celui des familles, donne 128 100 000 heures de consommation. À supposer, comme je l’ai dit, une demi-livre de bougie ou de chandelle consommée par chaque heure dans chaque famille, on aura 64 050 000 livres pesant de cire ou de suif consommés à Paris ; et si l’on estime la cire et le suif l’un dans l’autre au prix moyen de 30 sous la livre, on aura une dépense annuelle de 96 075 000 livres tournois, en cire et suif ; somme énorme, que la seule ville de Paris épargnerait en se servant, pendant les six mois d’été seulement, de la lumière du soleil, au lieu de celle des chandelles et des bougies ; et voilà, messieurs, la découverte que j’annonce, et la réforme que je propose.

« Je sais qu’on me dira que l’attachement aux anciennes habitudes est un obstacle invincible à ce qu’on adopte mon plan ; qu’il sera plus que difficile de déterminer beaucoup de gens à se lever avant 11 heures ou midi, et que par conséquent ma découverte restera parfaitement inutile mais je répondrai qu’il ne faut désespérer de rien : je crois que toutes les personnes raisonnables, qui auront lu cette lettre, et qui, par son moyen, auront appris qu’il fait jour aussitôt que le soleil se lève, se détermineront à se lever avec lui ; et quant aux autres, pour les faire entrer dans la même route, je propose au gouvernement de faire les règlements suivants :

« 1°. Mettre une taxe d’un louis sur chaque fenêtre qui aura des volets, empêchant la lumière d’entrer dans les appartements aussitôt que le soleil est sur l’horizon.
2°. Etablir pour la consommation de la cire et de la chandelle dans Paris, la même loi salutaire de police qu’on a faite pour diminuer la consommation du bois pendant l’hiver qui vient de finir ; placer des gardes à toutes les boutiques des ciriers et des chandeliers, et ne pas permettre à chaque famille d’user plus d’une livre de chandelle par semaine.
3°. Placer des gardes qui arrêteront tous les carrosses dans les rues après la nuit fermée excepté ceux des médecins, des chirurgiens et des sages-femmes.
4°. Faire sonner toutes les cloches des églises au lever du soleil ; et si cela n’est pas suffisant, faire tirer un coup de canon dans chaque rue pour ouvrir les yeux des paresseux sur leur véritable intérêt.

« Toute la difficulté sera dans les deux ou trois premiers jours, après lesquels le nouveau genre de vie sera tout aussi naturel et tout aussi commode que l’irrégularité dans laquelle nous vivons ; car il n’y a que le premier pas qui coûte. Forcez un homme de se lever à quatre heures du matin, il est plus que probable qu’il se couchera très volontiers à huit heures du soir ; et qu’après avoir dormi huit heures il se lèvera sans peine à quatre heures le lendemain matin. L’épargne de cette somme de 96 075 000 livres tournois, qui se dépensent en bougies et chandelles, n’est pas le seul avantage de mon économique projet. Vous pouvez remarquer que mon calcul n’embrasse qu’une moitié de l’année, et que par les mêmes raisons on peut épargner beaucoup, même dans les six mois d’hiver, quoique les jours soient plus courts. J’ajoute que l’immense quantité de cire et de suif qui restera après la suppression de la consommation de l’été, rendra la cire et le suif à meilleur marché l’hiver suivant et pour l’avenir, tant que la réforme que je propose se soutiendra.

« Quoique ma découverte puisse procurer de si grands avantages, je ne demande, pour l’avoir communiquée au public avec tant de franchise, ni place, ni pension, ni privilège exclusif, ni aucun autre genre de récompense, je ne veux que l’honneur qui doit m’en revenir si l’on me rend justice. Je prévois bien que quelques esprits étroits et jaloux me le disputeront ; qu’ils diront que les anciens ont eu cette idée avant moi, et peut-être trouveront-ils quelques passages dans de vieux livres pour appuyer leurs prétentions. Je ne leur nierai point que les anciens ont connu, en effet, les heures du lever du soleil ; peut-être ont-ils eu, comme nous, des almanachs où ces heures étaient marquées ; mais il ne s’ensuit pas de là qu’ils aient su ce que je prétends avoir enseigné le premier, qu’il nous éclaire aussitôt qu’il se lève : c’est là ce que je revendique comme ma découverte.

« En tout cas si les anciens ont connu cette vérité, elle a été bien oubliée depuis et pendant longtemps, car elle est certainement ignorée des modernes ou au moins des habitants de Paris, ce que je prouve par un argument bien simple. On sait que les Parisiens sont un peuple aussi éclairé, aussi judicieux, aussi sage qu’il en existe dans le monde. Tous, ainsi que moi, ont un grand goût pour l’économie, et font profession de cette vertu ; tous ont de très bonnes raisons de l’aimer, chargés comme ils le sont des impôts très pesants qu’exigent les besoins de l’État : or cela posé, je dis qu’il est impossible qu’un peuple sage, dans de semblables circonstances, eût fait si longtemps usage de la lumière fuligineuse, malsaine et dispendieuse de la bougie et de la chandelle, s’il eût connu, comme je viens de l’apprendre et de l’enseigner, qu’on pouvait s’éclairer pour rien de la belle et pure lumière du soleil. »

Repost0
21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 07:03

A propos de scolarité: "Souvenirs d'écolier : Les manuels scolaires d'antan "

Nous avons tous des souvenirs de ces livres qui nous ont appris à lire, à compter et qui nous ont fait découvrir l'histoire de France. Nostalgie assurée ! Avant de remonter le temps, commençons avec le très beau manuel d'histoire de cours élémentaire daté de 1937. L'histoire de France est sommaire et surtout très densément rédigée pour des enfants de 7-8 ans... © Armand 

1877 : "Le Tour de France par deux enfants"

Publié pour la première fois en 1877, "Le Tour de France par deux enfants" devient rapidement un best-seller, il connaîtra plus de 400 rééditions ! Destiné aux enfants du cours moyen, ce livre propose à chaque leçon une maxime morale. La dimension patriotique de l'ouvrage est aussi très forte puisque l'on suit deux enfants qui, à la suite de l'annexion de l'Alsace-Lorraine par la Prusse, tentent de retrouver leur oncle en France. © Eugène Belin

 

1877 : "Le Tour de France par deux enfants" - Racisme et préjugés

L'édition de 1877 révèle toute la force des préjugés de la fin du XIXe siècle. L'école de Ferry - surnommé "le Tonkinois" - fait l'éloge de l'Empire colonial et s'appuie de façon nauséabonde sur les avancées de la génétique pour différencier les races. Ainsi l'ouvrage avance que la "race blanche est la plus parfaite des races humaines" justifiant de cette manière la colonisation. © Eugène Belin

La semaine la suite de ces parutions ( souvenirs d'écoliers ) d'Eugène Belin

Repost0
19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 05:31

Un petit tour aujourd'hui sur quelques expressions régionales Française...

Une "risatta", "il est coco", "ça fugnotte"... La langue française est chargée d'expressions locales couramment utilisées. Mais savez-vous ce qu'elles signifient ? Embarquez pour notre tour de France des expressions régionales.

Allons voir côté " ch'tis ; Les expressions ch'ti animent les conversations dans le Nord-Pas-de-Calais. Elles ont été redécouvertes au travers du film Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon.Le Ch'ti, c'est quasiment du picard, c'est une sorte de patois de la langue picarde

 

A l'arvoyure !

Au plaisir de se revoir !

All' est bélote !

C'est une belle fille !

All' est belle comme un oignon, in 'peut point l'arweitier sins braire !

Elle est belle (affreuse) comme un oignon, on ne peut pas la regarder sans pleurer !

Ch'est comme si in pétot dins in violon pour i donner du son !

C'est comme si on pétait dans un violon pour lui donner du son ! (ça ne sert à rien)

Ch'est d'el pichate ed'baudet !

C'est de la pisse de baudet ! (C'est de la mauvaise bière)

Tu vas pas en chier une pendule !

Tu ne vas pas en faire un fromage !

Une Wassingue :

une serpillère

Une Caillère :

une chaise

Raviser :

regarder

Repost0
15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 08:55
La rétro du lundi.............

Il était né le 15 juin 1943 il aurait eu 77 ans aujourd'hui ............

 

 

 

Repost0
27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 09:04
La rétro du lundi.............

Les billets de la semaine dernière

 

 

" La plus grande gloire

n'est pas de ne jamais tomber,

mais de se relever

à chaque fois "

( Confucius) " philosophe chinois v.551-479 ac j c. "

Bonne semaine

Repost0
20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 10:52
La rétro du lundi.............

Les billets de la semaine dernière

Moi aussi je reste à la maison 

 

Repost0
13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 08:52
La rétro du lundi.............

Rappelez-vous ! ; "13 avril 1598 : édit de Nantes"

 

Par cet édit, tout seigneur de fief haut-justicier pouvait avoir dans son château plein exercice de la religion prétendue réformée ; tout seigneur sans haute-justice pouvait avoir trente personnes à son prêche.

L’entier exercice de cette religion était autorisé dans tous les lieux qui rassortissaient immédiatement à un parlement. Les calvinistes pouvaient faire imprimer, sans s’adresser aux supérieurs, tous leurs livres dans les villes où leur religion était permise. Ils étaient déclarés capables de toutes les charges et dignités de l’Etat.

Il y avait une chambre expres au parlement de Paris, composée d’un président et de seize conseillers, laquelle jugeait tous les procès des réformés, non seulement dans le district immense du parlement de Paris, mais dans ceux de Normandie et de Bretagne.

Ils avaient, à Castres, une espèce de petit parlement, indépendant de celui de Toulouse. Il y avait aussi, à Grenoble et à Bordeaux, des chambres mi-parties catholiques et calvinistes. Leurs églises s’assemblaient en synodes, comme l’église gallicane, etc.

Henri IV ne fit vérifier cet édit au parlement que l’année suivante, lorsque le légat fut hors du royaume.

Les 5 derniers billets de la semaine 

 

Repost0
6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 09:41

Les tous derniers billets ....

 

 

La rétro du lundi.............

 

 

 

Repost0
30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 08:48
La rétro du lundi.............

Un peu D'histoire: Sur 

" Coronavirus : quatorzaine, quarantaine
et première quarantaine maritime
de l’Histoire "

Si la question se pose de l’utilisation du mot « quatorzaine », désignant la mise à l’isolement provisoire de personnes et apparu récemment dans les publications évoquant le Coronavirus (Covid-19), la première quarantaine maritime fut quant à elle décrétée en 1377 par la colonie vénitienne de Raguse, de nombreuses lois similaires entrant en vigueur dans les 80 années qui suivirent, notamment à Marseille, Venise, Pise et Gênes

Depuis l’arrivée de cette épidémie de Coronavirus, on parle de « quatorzaine ». Mais ce terme est-il justifié et bien utilisé dans la langue française pour désigner cette mesure de mise à l’écart de personnes, animaux ou même marchandises ?

À l’origine le mot quatorzaine est utilisé dans le monde juridique. En droit, la quatorzaine est un nom féminin singulier qui définit un « espace de quatorze jours qui s’observait légalement entre les diverses étapes d’une saisie judiciaire ». On retrouve aussi ce mot dans les dictionnaires d’autrefois. Le dictionnaire Émile Littré, dictionnaire de la langue française (1872-77) possède ce mot d’un autre temps : quatorzaine. C’est un terme de pratique ancienne qui indique un « espace de quatorze jours, qui s’observait de l’une à l’autre des quatre criées des biens saisis réellement. »

Quatorzaine est un substantif
Depuis l’arrivée du Coronavirus, les médias et les institutions se sont approprié le mot quatorzaine et l’utilisent à tout va. Mais dans la langue française, le sens de ce mot n’est pas forcément à être utilisé pour évoquer une mesure de mise à l’écart. C’est bien le mot quarantaine qui prime, même si cela ne se traduit pas

Habit et masque des médecins allant au contact des pestiférés. Gravure allemande de 1656

 obligatoirement par un isolement de 40 jours. Ceci-dit, nos « cousins » du Canada utilisent le mot quatorzaine qui désigne pour eux un espace de quatorze jours, dans leur langage courant.

Dans le cas du Covid-19, il semble préférable de privilégié le terme quatorzaine. La durée de l’incubation pouvant aller jusqu’à 14 jours. En cas de risque de contamination, il faut donc éviter tout contact avec l’extérieur pendant cette période. Voici la définition du mot quarantaine donnée par le dictionnaire Larousse : Quarantaine : « Mesure de police qui consiste à imposer un isolement provisoire de durée variable aux personnes, aux navires ou aux animaux et aux marchandises provenant d’un pays infecté par une maladie contagieuse ».

Un peu d’histoire : origine du mot « quarantaine » et première quarantaine maritime
La quarantaine symbolise l’isolement imposé (de quarante jours à l’origine) d’une personne ou d’un animal atteint ou susceptible d’être atteint d’une maladie contagieuse, et pour empêcher sa propagation. Le sens de ce mot vient de l’italien quarantena qui signifie quarantaine de jours, une période d’isolement imposée à Venise.

Tout concorde à affirmer que c’est dans l’Italie du nord de la fin du XIVe siècle que seraient nées les premières mesures quarantenaires de l’humanité. Durant l’été 1373, une épidémie de peste particulièrement virulente se déclare dans le duché de Milan. Aussitôt, un réseau organisé de points de contrôles sanitaires est installé, tout le long des routes et à l’entrée des grandes villes du duché. Face à l’étendue du mal, le seigneur de Milan, Bernabò Visconti, prend alors des mesures énergiques, quoique peu cruelles pour endiguer le mal : il enferme les pestiférés dans leurs maisons et les fait détruire.

Nous avons retrouvé dans les Chroniques de Milan du XIVe siècle un texte attestant des mesures prises, et en particulier l’exil des pestiférés dans la forêt pour y mourir. Méfiant, Bernabò Visconti institue également une quarantaine de dix jours pour tout voyageur suspect désirant entrer dans une des villes du duché, l’isolement se faisant prudemment à l’extérieur des murs, explique Patrice Bourdelais dans Les épidémies terrassées. Une histoire de pays riches (2003). Encore faut-il s’entendre sur la signification du mot « suspect » : sur quelles bases pouvait-on à cette époque juger d’un coup d’œil de l’état de santé d’un voyageur ?

Malgré de telles mesures drastiques, la population de Milan perdra plus des deux tiers de sa population, d’autant plus que cette peste estivale, en fauchant les agriculteurs, sera la cause du pourrissement sur pied des récoltes de blé. Ceux qui survivent à l’épidémie mourront de faim.

Tableau votif avec pour thème la grande peste de Vienne de 1679,
église Saint-Michel de Vienne (Autriche)

C’est quelques années plus tard, dans la même région, que naîtra véritablement la quarantaine au sens où nous l’entendons aujourd’hui. En juillet 1377, en pleine épidémie de peste, la colonie vénitienne de Raguse — capitale de la République maritime de Raguse, aujourd’hui Dubrovnik en Croatie — commence à emprisonner systématiquement tous les voyageurs en provenance des zones infectées. L’enfermement a lieu dans deux îles isolées, Mrkan et Bobara, situées au large de Cavtat — petite ville située à 20 km de Dubrovnik —, pour des périodes de trente jours, ou « trentines », rapporte l’historien de la médecine Mirko Drazen Grmek (1924-2000) dans Le concept d’infection dans l’Antiquité et au Moyen Âge, les anciennes mesures sociales contre les maladies contagieuses et la fondation de la première quarantaine à Dubrovnik (1980). Face au peu d’efficacité de la mesure, la période de détention des suspects est rapidement portée à quarante jours, d’où le nom de « quarantaine ».

Certains auteurs voient, dans ce trop rapide passage des trentines aux quarantaines, des considérations mystico-religieuses. Grmek pose ainsi la question : « Pourquoi quarante jours ? La durée d’incubation des maladies quarantenaires n’est pas si longue, et il est donc difficile d’admettre que ce délai ait été établi sur des bases empiriques ». Il est vrai que le choix du chiffre quarante n’était guère fortuit, tant ce chiffre était chargé de symbolique.

En effet, derrière les quarante jours, se profilait probablement une référence à la tradition chrétienne du carême, période de quarante jours de purification, avance Kilwein dans un article paru en 1995 au sein du Journal of Clinical Pharmacy and Therapeutics. D’autres auteurs, se cantonnant au registre biblique, y voient plutôt une référence au déluge — les eaux du déluge se sont abattues sur la terre sans interruption, pendant quarante jours et quarante nuits —, ou au séjour de Moïse sur le mont Sinaï, explique Johns Hopkins en 2001 dans Foundations of public health : history and development. L’isolement de quarante jours reste donc surdéterminé par divers facteurs non nécessairement médicaux et empiriques, suggère Mirko Drazen Grmek dans L’homme, la santé et la mer (1997).

Cependant, il est plus probable de voir dans cette période de 40 jours une réminiscence de l’ancien précepte d’Hippocrate, selon lequel une maladie aiguë doit nécessairement se déclarer dans les quarante jours de sa contraction. Cette explication donne raison au docteur Frank Gerard Clemow, médecin britannique qui avait été délégué de l’Angleterre au Conseil Supérieur de Santé de Constantinople, en 1904, et pour qui ces quarante jours correspondent plus simplement à l’affirmation hippocratique que le quarantième jour d’une maladie est un jour de crise, c’est-à-dire qu’il permet d’émettre une décision sur la bonne ou au contraire la funeste issue d’un épisode morbide (article de F. G. Clemow intitulé The origin of quarantine et paru dans The British Medical Journal).

Les médecins médiévaux étaient ainsi persuadés que le quarantième jour marquait la limite entre les maladies aiguës et celles chroniques. Une fièvre qui se prolongerait au-delà du quarantième jour perdait ainsi toute nature pestilentielle. Dans la même veine, les alchimistes du Moyen Âge accordaient une importance capitale aux mois philosophiques, ces cycles de quarante jours durant lesquels s’opéraient certaines transmutations, dont les processus de circulation, de digestion et de putréfaction.

Effrayé par l’intensité de l’épidémie de 1377, Jacob de Padoue, qui occupait alors le poste de médecin chef de Raguse, va même proposer de construire, hors des murs de la cité, un édifice destiné à traiter les citoyens malades ou simplement suspectés d’être pestiférés. Cela dénote un changement radical dans la procédure de la quarantaine : il ne s’agit plus seulement d’enfermer l’étranger. Obéissant à un vieux réflexe d’homéostasie, la société occidentale médiévale commence alors à fabriquer un système excluant ses propres membres, dès lors qu’ils sont seulement suspectés de représenter un danger pour l’ensemble de la communauté. La frontière n’est plus tracée entre malades et bien portants, mais plutôt entre sains et inconnus.

L’État de Raguse, dont l’économie florissante était alors essentiellement basée sur le commerce maritime, avait grand intérêt à protéger son port, car on savait qu’une épidémie de peste aurait eu pour effet immédiat de dissuader toute tractation avec les autres cités. C’est donc autant pour protéger ses concitoyens que pour préserver l’économie de l’État que le Recteur de Raguse — gouverneur de la cité,un nouveau recteur était élu mois — va éditer la célèbre Loi de Raguse de 1377, premier texte connu définissant et organisant les procédures de quarantaine

.Ci-contre.Scène de la peste de 1720 à la Tourette (Marseille). Peinture de Michel Serre

Cette loi énonce quatre principes fondamentaux, qui seront ensuite repris, à peu de choses près, par toutes les législations internationales ultérieures régissant les quarantaines :

1° Les citoyens ou voyageurs provenant de lieux infectés ne peuvent être admis à Raguse tant qu’ils n’auront pas été isolés pendant un mois ;

2° Aucun citoyen de Raguse n’est autorisé à pénétrer à l’intérieur de l’aire d’isolement, sous peine d’y être enfermé pendant trente jours ;

3° Les personnes chargées par le Grand Conseil de soigner ceux qui sont en quarantaine ne sont pas autorisées à leur ramener de la nourriture, sous peine de rester avec eux pendant un mois ;

4° Quiconque ne se plie pas à ces règles devra payer une amende et sera isolé pendant un mois.

Les premières ordonnances quarantenaires de Raguse prescrivent un isolement exceptionnellement long de trois mois, sans toutefois mentionner le mot « quarantaine ». Aucune expression technique particulière ne figure d’ailleurs dans ces premiers textes fondamentaux. Le législateur ragusain préfère plutôt employer l’expression Ordines pro peste en 1391, puis celle un peu plus élaborée de Prouisio morbi pestiferi euitandi en 1422. Jusqu’au XVIIe siècle, alors même que le mot « quarantaine » devient courant en Méditerranée, les Ragusains s’attachent encore à employer l’ancien mot Contumacia.

Les années suivant cette première Loi de Raguse de 1377 témoignent d’un très net durcissement de la législation, très probablement lié à la virulence des épidémies de peste qui frappaient alors régulièrement la cité. Vers la fin du XIVe siècle, la loi quarantenaire est ainsi renforcée par la création d’un corps d’officiers sanitaires, et par l’instauration de sanctions qui vont jusqu’à des peines de corps. Par les décisions du Grand Conseil de Dubrovnik, datées du 8 juin 1391, du 5 janvier 1397, du 25 mai 1379 et du 28 juin 1397, le contrôle de l’isolement quarantenaire fut rendu beaucoup plus strict. On désigna des fonctionnaires particuliers qui devaient surveiller les frontières, vérifier les documents des voyageurs, fixer la durée de l’isolement, organiser et contrôler la vie dans les lieux d’isolement, chasser les récalcitrants et punir les transgresseurs des lois sanitaires.

Officiers de vaisseaux mis en quarantaine à Marseille et recevant la visite de leur femme
et enfants lors de l’épidémie de choléra de 1884. Gravure anglaise du temps

 

Ces officiers étaient autorisés à punir sévèrement les coupables, sans devoir recourir pour cela à un autre pouvoir judiciaire. Si, par exemple, quelqu’un essayait d’échapper à l’isolement, il avait à payer de cinquante à cent perpers — monnaie de l’éphémère empire médiéval serbe — ; dans les cas graves ou lorsqu’il s’agissait d’indigents, on marquait le coupable au fer rouge ou on allait jusqu’à lui couper une oreille, explique Mirko Drazen Grmek.

En 1397, l’ancien couvent de l’île de Mljet — aujourd’hui Parc National de Croatie, l’île est située entre Korcula et Dubrovnik — est converti pour accueillir — reclure ? — les voyageurs en quarantaine. Une polémique anime aujourd’hui encore les historiens du monde entier concernant le lieu où aurait été édifié le premier lazaret de l’Humanité. La primauté du bâtiment de Mljet est contestée, au profit du lazaret de Venise. Certains auteurs, tels l’historien italien Dominico Barduzzi, Garrison ou le médecin John J. Keevil, proposent même une date postérieure, considérant que le premier lazaret dans l’histoire ne daterait que de 1464, date de la fondation du lazaret de Pise, à proximité de l’église Saint Lazare.

Quelle que soit l’hypothèse considérée, retenons que c’est dans une république maritime du sud de l’Europe que serait née l’idée de construire un bâtiment spécifiquement affecté à l’isolement des voyageurs potentiellement contagieux.

 

 

Repost0
23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 09:57
La rétro du lundi.............

(rappel) :Les billets de la semaine dernière

 

http://poussin17.over-blog.com/2020/03/je-les-soutiens-et-je-l-ecris-dans-mon-blog.html ​​​​​​​

 

La rétro du lundi.............
La rétro du lundi.............
La rétro du lundi.............

L'excès de sévérité produit de la haine.
L'excès d'indulgence affaiblit l'autorité.
Sachez garder le milieu et vous ne serez exposé ni au mépris ni aux outrages.
" Mocharrafoddin Saadi ( poète Persan.v 1200-1292 )

Repost0
16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 06:29
La rétro du lundi.............
La rétro du lundi.............

La nature fait des hommes semblables, la vie les rend différends

Confucius ( philosophe chinois,551-479 av jc)

Les 7 Derniers billets de la semaine 

Repost0
9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 07:10

Selon Napoléon Bonaparte;
Sachez écouter, et soyez sûr que le silence produit souvent le même effet que la science

La rétro du lundi.............

Les 6 derniers billets de la semaine dernière

Repost0
1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 23:53

Ce ne sont pas ceux qui savent le mieux parler qui ont les meilleures choses à dire.

( Proverbe Chinois )

Les 6 derniers billets de la semaine

(Dernière)

La rétro du lundi.............

Repost0