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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 14:34

Irma, Maria  ce n’est pas exceptionnel

 

Grand Ouragan (Le) de 1780
dévaste les Antilles

Les vaisseaux anglais Hector et Bristol en détresse le 6 octobre 1780.
Gravure de William Elliott

En 1780, celui que l’on nomma le Grand Ouragan, la plus meurtrière des tempêtes ayant frappé l’Atlantique nord et s’étendant sur toutes les Antilles, dévasta une grande partie des Caraïbes en causant la perte de plus de 20 000 personnes, dont 9 000 personnes pour la seule Martinique, le phénomène se reproduisant 30 ans et 50 ans plus tard

L’ouragan du 10 octobre 1780, appelé le Grand Ouragan, avait été précédé par une terrible tempête qui commença le 3 octobre, et durant laquelle la mer, qui s’élevait en lames d’une hauteur prodigieuse, envahit la côte avec une impétuosité indescriptible. À Savana-la-Mar, ces lames renversèrent toutes les maisons construites dans la baie, et trois navires furent portés si loin dans les terres, qu’on ne put jamais les en tirer.

L’ouragan du 10 a été décrit dans un grand nombre de relations, auxquelles nous empruntons les détails suivants : son diamètre embrassait dès l’origine les points extrêmes des Iles-sous-le-Vent, la Trinidad et Antigoa. Son centre passa le 10 sur la Barbade et à Sainte-Lucie, qui furent complètement ravagées et où presque rien ne resta debout, ni arbres ni demeures. À Sainte-Lucie — située au sud de la Martinique —, les plus solides édifices furent renversés et six mille personnes restèrent écrasées sous les décombres ; la flotte anglaise, qui s’y trouvait au mouillage, fut presque entièrement désemparée.

« Il est impossible, dit l’amiral George Rodney dans son rapport officiel, de décrire l’horreur des scènes qui eurent lieu à la Barbade, et la misère de ses malheureux habitants. Je n’aurais jamais pu croire, si je ne l’avais vu moi-même, que le vent seul pouvait détruire aussi complètement tant d’habitations solides, et je suis convaincu que sa violence seule a empêché les habitants de ressentir les secousses du tremblement de terre qui a certainement accompagné l’ouragan. Quand le jour se fit, la contrée, si fertile et si florissante, ne présentait plus que le triste aspect de l’hiver : pas une seule feuille ne restait aux arbres que l’ouragan avait laissés debout. »

La mer s’éleva si haut, qu’elle détruisit les forts. Cette élévation soudaine de son niveau avait beaucoup plus le caractère d’une véritable élévation des eaux sur le passage du centre que celui de grandes lames brisant à terre par la force du vent.

Le tourbillon, se portant ensuite vers la Martinique, enveloppa un convoi français de cinquante bâtiments portant cinq mille hommes de troupes ; six ou sept marins seulement échappèrent au naufrage. La plupart des bâtiments isolés qui se trouvaient sur le passage du cyclone sombrèrent avec leurs équipages. Plusieurs vaisseaux de guerre anglais qui retournaient en Europe disparurent dans la tourmente.

À la Martinique, neuf mille hommes périrent ; mille à Saint-Pierre, où cent cinquante habitations disparurent presque en même temps au moment du raz de marée. À Fort-Royal, la cathédrale, sept églises et cent-quarante maisons furent renversées ; plus de quinze cents malades et blessés furent ensevelis sous les ruines de l’hôpital, d’où l’on ne put en retirer qu’un petit nombre. Des six cents maisons de Kingstown, dans l’île Saint-Vincent, quatorze seulement restèrent debout. Les bancs de corail furent arrachés du fond de la mer et transportés près du rivage, où on les vit ensuite apparaître. Dans les batteries, des canons furent déplacés par la force du vent, qui porta l’un d’eux à une distance de 126 mètres.

Les Français et les Anglais étaient alors en guerre ; mais dans une telle catastrophe, au milieu de tant de ruines, les haines s’épuisèrent pour faire place à un généreux sentiment d’humanité, et le marquis de Bouillé, gouverneur de la Martinique, fit mettre en liberté les marins anglais devenus ses prisonniers à la suite du commun naufrage.

Le général Reid nous livre la relation suivante d’un ouragan qui sévit encore aux Barbades, le 10 août 1831 : « À 7 heures du soir, le ciel était clair et le temps calme ; ce calme dura jusqu’un peu après 9 heures, moment où le vent souffla du Nord ; vers 10 heures 1/2, on apercevait de temps en temps des éclairs dans le Nord-Nord-Est et dans le Nord-Ouest. Les rafales de vent et de pluie du Nord-Nord-Est, avec des intervalles de calme, se succédèrent jusqu’à minuit. Après minuit, les éclairs et les coups de tonnerre se succédaient avec une grandeur effrayante, et l’ouragan soufflait avec rage du Nord et du Nord-Est.

« Sa fureur augmenta à 1 heure du matin ; la tempête qui jusqu’à ce moment avait soufflé du Nord-Est sauta brusquement au Nord-Ouest et aux rhumbs intermédiaires. Pendant ce temps, des éclairs incessants sillonnaient les nuages, mais les sillons en zigzag de la lumière électrique étaient encore plus vifs que la nappe de feu de l’éclair ; la foudre éclatait dans toutes les directions. Un peu après 2 heures, le bruit assourdissant de l’ouragan, soufflant du Nord-Nord-Ouest et du Nord-Ouest, était impossible à décrire. Le lieutenant-colonel Nickle, qui s’était mis à l’abri sous la voûte d’une fenêtre basse en dehors de sa maison, n’entendit pas le bruit de l’étage supérieur qui s’écroulait, et ne s’en aperçut qu’en voyant la poussière provenant du dehors. Vers 3 heures, le vent mollit par moment, mais il y avait encore des rafales furieuses du Sud-Ouest, de l’Ouest et de l’Ouest-Nord-Ouest.

« Les éclairs ayant cessé pendant quelques instants et en même temps que le vent, la ville fut plongée dans une obscurité vraiment effrayante. On vit quelques météores tomber du ciel ; un surtout, d’une forme sphérique et d’un rouge foncé, sembla descendre verticalement d’une grande hauteur. Il tomba évidemment par sa pesanteur spécifique et sans être poussé par aucune force étrangère ; en approchant de terre avec un mouvement accéléré, il devint d’une blancheur éblouissante, prit une forme allongée, et, en tombant sur la place Beckwith, il se divisa en mille morceaux comme du métal en fusion et s’éteignit immédiatement.

« Quelques minutes après l’apparition de ce phénomène, le bruit assourdissant du vent se changea en un murmure solennel ou plus exactement en un rugissement lointain, et les éclairs, prenant un effrayant développement, une vivacité et un éclat extraordinaires, couvrirent tout l’espace entre les nuages et la terre pendant près d’une demi-minute. Cette masse immense de vapeurs semblait toucher les maisons, et elle lançait vers la terre des flammes que celle-ci lui renvoyait aussitôt.

« Immédiatement après cette prodigieuse succession d’éclairs, l’ouragan éclata de nouveau de l’Ouest avec une violence terrible et indescriptible, chassant devant lui des milliers de débris de toute nature. Les maisons les plus solides furent ébranlées dans leurs fondements, et toute la surface de la terre trembla sous la force de cet effrayant fléau destructeur. Pendant toute la durée de l’ouragan, on n’entendit pas distinctement le tonnerre. Le hurlement horrible du vent, le grondement de l’Océan dont les lames monstrueuses menaçaient d’engloutir tout ce que l’ouragan laissait debout, le bruit mat des tuiles, la chute des toits et des murs, mille autres bruits formaient un fracas épouvantable. Ceux qui ont assisté à une pareille scène d’horreur peuvent seuls se faire une idée de l’effroi et de l’immense découragement que l’homme éprouve en présence de cette rage de destruction de la nature.

« Après 5 heures, la tempête mollissant par moments permit de mieux entendre le bruit de la chute des tuiles et des débris de construction que la dernière rafale avait probablement soulevés à une grande hauteur. À 6 heures du matin, le vent était au Sud, à 7 heures au Sud-Est, à 8 heures à l’Est-Sud-Est, et à 9 heures le temps était redevenu clair.

« Dès que le jour permit de distinguer les objets, le narrateur se rendit non sans peine sur le quai. La pluie, chassée avec une assez grande violence pour faire du mal à la peau, était tellement épaisse, qu’on pouvait à peine distinguer les objets au-delà du bout du môle. La scène qui s’offrit à lui était d’une majesté indescriptible ; des vagues gigantesques roulaient sur la plage et semblaient vouloir tout engloutir ; cependant, elles brisaient sur le carénage où elles venaient se perdre, leur surface étant entièrement couverte d’épaves de toute nature. Deux bâtiments seuls étaient à flot en dedans de la jetée, tous les autres étaient chavirés ou échoués sur les petits fonds.

« Du sommet de la tour de la cathédrale, on ne voyait qu’une vaste plaine de ruines ; pas un seul signe de végétation, sauf çà et là quelques petits champs d’herbe jaunie. Toute la surface de la terre semblait avoir été brûlée. Les quelques arbres qui restaient, dépouillés de leurs branches et de leurs feuilles, avaient le même aspect qu’en hiver ; les nombreuses villas qui sont dans les environs de Bridgetown étaient mises à nu et en ruines. La direction des cocotiers et des autres arbres qui avaient été renversés les premiers indiquait qu’ils avaient été abattus par le Nord-Nord-Est ; mais la plus grande partie avait été déracinée par le vent de Nord-Ouest. »

Tous les grands arbres détruits à Saint-Vincent — entre l’île Sainte-Lucie et l’archipel des Grenadines — sans avoir été abattus le furent par la grande quantité d’électricité qui se dégagea pendant cette tempête. Elle fut accompagnée d’une pluie d’eau salée, phénomène qu’on a souvent observé ailleurs. À la pointe nord des Barbades, les vagues brisèrent constamment à une hauteur de 22 mètres, rapporte Dove dans La Loi des tempêtes.

Vaisseau anglais en perdition le 11 octobre 1780, près de Sainte-Lucie. Gravure de William Elliott

L’ouragan de 1810, qu’on peut aussi mettre au nombre des plus violents qui aient ravagé les Antilles, a été décrit par un témoin, Martial Merlin, alors en garnison à la Guadeloupe : « Les troupes étaient stationnées au camp baraqué de Beau-Soleil, à une petite lieue de la ville de la Basse-Terre. Il était midi environ lorsque les signes précurseurs de l’ouragan vinrent jeter l’effroi dans l’âme des plus intrépides ; l’ordre fut donné immédiatement de se tenir sous les armes, le sac au dos, dans les baraques, et prêt à décamper.

« L’ouragan augmentant d’intensité avec une rapidité effrayante, d’énormes torrents sillonnèrent bientôt les fronts de bandière ; vers trois heures, l’obscurité devint complète ; plusieurs baraques furent renversées par le vent ou entraînées par les eaux ; la place n’était plus tenable sans de grands dangers. Cependant les chemins étaient enlevés ; il n’était plus possible de gagner la ville.

« L’ordre fut donné à chacun de pourvoir à son salut comme il l’entendrait ; on devait rejoindre, comme point de réunion, le fort Richepanse, situé sur les hauteurs de la Basse-Terre, à une lieue du camp. Chacun ne songea plus alors qu’à sa propre conservation, et se mit en devoir de gagner le rendez-vous ou de chercher quelque abri.

« Ce ne fut que vers sept heures du soir que les premiers arrivèrent au fort ; ils avaient été obligés de se traîner sur le ventre en s’accrochant à des ronces ou à des plantes qu’ ils trouvaient sous la main, car la violence du vent était telle qu’il était impossible même de rester étendu à terre, à moins d’être retenu par un moyen quelconque, sans courir le risque d’être entraîné.

« L’ouragan diminua d’intensité dans la nuit, mais le lendemain il arrivait encore des hommes ; plusieurs ne rejoignirent jamais : les uns avaient été écrasés par la chute des baraques ; d’autres avaient été entraînés par les torrents jusqu’à la mer, du moins on doit le présumer, car ils ne furent pas retrouvés. Quelques-uns enfin périrent par suite des maladies auxquelles cette nuit cruelle donna lieu. Le lendemain, les habitations environnantes avaient disparu ; de profonds ravins, creusés par les torrents, coupaient des champs qui, la veille, offraient l’espérance d’une brillante récolte ; les navires de la rade avaient sombré ou avaient été brisés à la côte ; tout n’était plus qu’un immense théâtre de désolation. »

 

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Publié par Papy-bougnat - dans La "Rétro" Le Saviez Vous
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