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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 06:47

Saviez-vous que l'urine possède de

" supers pouvoirs"

L’urine est aujourd’hui l’objet de nombreuses études scientifiques, qui révèlent sa riche composition et ses super pouvoirs inattendus.

 

Votre urine vaut de l’or ! Ce déchet liquide, filtré par nos reins à partir de la circulation sanguine, se compose à 95 % d’eau et à 5 % de… près de 3 000 autres composés chimiques : molécules, enzymes, vitamines et de nombreuses précieuses ressources. Certains vont jusqu’à parler d’« or jaune ». Une aubaine quand on sait que chacun d’entre nous en produit individuellement 38 000 litres en moyenne au cours de sa vie – l’équivalent d’un gros camion-citerne. Pionnière, la Rome antique collectait cette ressource naturelle et inépuisable dans des jarres en terre cuite. Elle servait ensuite aux tanneurs, pour assouplir le cuir. À l’époque, déjà, le dégoût entourait cette pratique. Lorsque l’empereur Vespasien (69-79) imposa une taxe sur cette collecte un peu spéciale, son fils Titus lui fit part de son écœurement. Et son père de lui rétorquer cet axiome célèbre : « Pecunia non olet ! L’argent n’a pas d’odeur ! » Bonne nouvelle : le progrès scientifique non plus. Les chercheurs tirent profit de l’urée, de l’azote et des autres molécules composant ce liquide organique. Et elles n’ont rien d’anecdotique. Explications.

Un liquide hautement nutritif pour le sol

Azote, phosphore, magnésium, calcium… L’urine possède naturellement une concentration de nutriments nécessaires aux plantes. « C’est le fertilisant le plus complet », garantit Florent Levavasseur, chercheur à l’Institut national de recherche en agriculture, alimentation et environnement (Inrae). Depuis 2017, dans le cadre du programme Agrocapi, il épand en serres sur du gazon et dans les champs céréaliers de cinq agriculteurs d’Île-de-France de l’urine, brute ou déshydratée sous forme de poudre, après l’avoir collectée dans les toilettes de l’école des Ponts à Paris. Résultat : qu’il s’agisse de pelouse, de maïs, de blé ou de colza, les rendements des cultures sont équivalents, ou presque, à ceux des champs fertilisés aux engrais habituels.

Si elle a démontré son intérêt agronomique, l’urine brute pose quand même un problème logistique : pour obtenir 100 kilos d’azote, il faut plus de 20 tonnes d’urine liquide contre 300 kilos d’engrais classiques. La Suisse et la Suède commercialisent donc de l’urine sous forme concentrée en poudre pour les particuliers et le maraîchage. En France, les chercheurs d’Agrocapi veulent d’abord démontrer l’innocuité des urines sur le sol avant d’envisager une commercialisation à grande échelle. Certains agriculteurs craignent l’accumulation des résidus médicamenteux. Mais l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) a confirmé en novembre 2019 que celle-ci est très faible. Quant au risque de contamination bactérienne, un stockage de l’urine pendant trois mois permet d’éliminer la majorité des germes, assure l’OMS.

Reste une importante barrière symbolique : consommer des produits issus de cultures fertilisées à l’urine. L’équipe d’Agrocapi travaille sur l’acceptabilité de cette pratique avec des opérations de dégustation publique. La dernière en date a eu lieu le 28 novembre dernier, à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne) avec un pain élaboré avec une farine de céréales fertilisées à l’urine. « Les consommateurs n’ont trouvé aucune différence gustative », confirme la directrice de recherche Sabine Houot. Cependant les entretiens réalisés auprès d’agriculteurs pour déterminer l’acceptabilité de l’épandage de l’urine étaient plus nuancés : « Son pouvoir fertilisant est encore assez méconnu, y compris des acteurs du monde agricole qui soulignent que son emploi serait mieux accepté sous forme solide, avec un vrai statut de produit et un coût inférieur aux autres engrais », résume Florent Levavasseur. Cette technique intéresse d’ores et déjà l’Agence spatiale allemande, qui prévoit de fertiliser des légumes sur Mars grâce aux mictions des astronautes, pour ne pas avoir à transporter d’engrais.

 

Le pipi sauve déjà des vies

Ce n’est pas une blague. L’urokinase, l’un des trois produits les plus utilisés en cas d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral ou d’embolie pulmonaire, a été isolée dans l’urine humaine. Ce fluidifiant sanguin est aujourd’hui synthétisé en laboratoire et c’est un médicament d’urgence commercialisé depuis 1985. Lorsqu’un caillot se forme dans un vaisseau et obstrue la circulation du sang, le corps, plus spécifiquement le foie, libère une enzyme, la plasmine, qui permet de dissoudre le caillot. « Ce processus s’appelle la fibrinolyse et survient naturellement. Mais dans les cas plus graves, lorsque les caillots sont gros, nombreux ou qu’ils obstruent un vaisseau majeur, il faut passer à la vitesse supérieure. Pour y parvenir, on a longtemps utilisé comme catalyseur un streptocoque (une bactérie). Maintenant c’est l’urokinase, dérivée de l’urine, qui a démontré son efficacité dans plus de 80 % des cas », détaille le cardiologue Jean-François Thébaut. Pour autant, ce médicament n’est pas anodin. Son usage est strictement encadré compte tenu du risque de complication hémorragique.

Peut-on considérer l’urine comme un nectar d’immortalité ?

Boire le fruit de sa miction à des fins thérapeutiques est une pratique orientale vieille de cinq mille ans. Ce rituel nommé shivambu kalpa ou amaroli s’inspire des conversations du dieu Shiva avec son épouse Parvati, à laquelle il affirme que « seulement les ignorants se laissent tromper à l’idée que l’urine est impure et contaminée ». Et d’expliquer qu’en buvant ce nectar chaque jour on peut guérir de tous les maux et atteindre l’éveil spirituel. À travers les siècles, l’urinothérapie a fait des millions d’adeptes, surtout en Inde et en Chine, et plus récemment en Occident. La chanteuse Madonna ou l’ex-président bolivien Evo Morales ont ainsi confié avoir pratiqué ce rituel. Parmi les arguments avancés pour étayer les dires de Shiva figure le fait que le sac amniotique nourrissant l’embryon est rempli d’urine et que celle-ci contient des sels minéraux et des vitamines. Même si aucune étude scientifique rigoureuse ne permet de confirmer ou de nier l’intérêt de ce breuvage. En 2010, un biologiste anglais a publié l’hypothèse polémique selon laquelle c’est le manque d’accès aux médicaments qui pousse les populations pauvres à boire leur urine comme traitement par défaut.

 

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